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Un premier avion affrété par l’État atterrit à Roissy avec des ressortissants évacués

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Dans un contexte de fermetures d’espaces aériens au Moyen-Orient, un vol spécial en provenance de Mascate a permis le retour en France de plusieurs dizaines de personnes, dont de nombreuses familles.

Un appareil affrété par les autorités françaises s’est posé dans la nuit de mardi à mercredi sur le tarmac de l’aéroport Paris-Charles de Gaulle. À son bord se trouvaient des ressortissants qui se trouvaient dans la région du Golfe au moment où les hostilités ont conduit à la suspension de nombreuses liaisons aériennes commerciales. L’arrivée a été marquée par un soulagement palpable parmi les passagers, accueillis par leurs proches dans le hall des arrivées.

Le vol, qualifié d’hybride par le gouvernement, avait décollé de la capitale omanaise après une longue phase de coordination logistique. Il transportait un panel varié de passagers, incluant des familles avec de jeunes enfants, des femmes enceintes et même un groupe de jeunes partis en colonie de vacances. La majorité d’entre eux se trouvaient auparavant à Dubaï et ont dû effectuer un trajet terrestre jusqu’à Mascate pour pouvoir embarquer.

Les places à bord ont été prioritairement attribuées aux personnes considérées comme les plus fragiles face à la situation instable. Le dispositif, présenté comme le premier d’une série, vise à sécuriser le retour des Français qui le souhaitent, alors que la circulation aérienne reste extrêmement perturbée et imprévisible. D’autres rotations sont prévues dans les prochaines heures, notamment depuis l’Égypte, pour permettre l’évacuation de compatriotes se trouvant dans des zones jugées sensibles.

Pour les passagers de ce vol inaugural, le retour en France clôt un épisode anxiogène. Certains ont décrit avoir vécu les premiers bombardements alors qu’ils étaient en vacances, découvrant la gravité de la situation par les alertes reçues sur leurs téléphones ou les sirènes retentissant la nuit. Le sentiment dominant à la descente de l’avion était celui d’une fuite nécessaire, même depuis des pays perçus comme relativement protégés.

Les autorités rappellent que plusieurs centaines de milliers de citoyens français sont recensés dans la zone concernée par les fermetures d’espace aérien. Si les demandes de rapatriement affluent auprès des postes consulaires, une partie des ressortissants choisit pour l’instant de rester sur place. La complexité des opérations tient à la volatilité de la situation, les corridors aériens pouvant être ouverts ou fermés à tout moment, nécessitant une adaptation constante des plans d’évacuation.

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