Faits Divers
Un praticien de l’hypnose condamné pour une série d’agressions sexuelles sous emprise chimique
Un homme exerçant comme hypnothérapeute a écopé de vingt années d’emprisonnement. Le tribunal a retenu les viols commis sur quatorze femmes après leur avoir administré des substances sédatives.
La cour d’assises des Bouches-du-Rhône a rendu son verdict après plusieurs semaines d’audience à huis clos. Le prévenu, âgé de quarante-sept ans, a été reconnu coupable de l’ensemble des faits qui lui étaient reprochés. Les magistrats ont prononcé la peine maximale encourue pour ces actes, assortie d’une période de sûreté. Une décision qui inclut également un suivi socio-judiciaire de dix ans à l’issue de sa détention.
Les investigations ont établi que les agressions se sont déroulées sur une période dépassant la décennie, principalement au domicile de l’intéressé. La méthode employée consistait à endormir ses victimes à l’aide d’un hypnotique puissant avant de passer à l’acte. Le tribunal a souligné le caractère sériel de ces crimes, un élément juridique important pour la qualification des faits.
Au cours des débats, l’accusé a confirmé ses déclarations initiales pour onze des quatorze plaignantes. Il a en outre fourni à la cour une liste d’une quinzaine de noms supplémentaires, évoquant d’autres femmes ayant subi le même sort, dont quatre auraient été violées. Ces nouveaux éléments devraient donner lieu à l’ouverture d’une information judiciaire distincte.
L’affaire a mis en lumière plusieurs dysfonctionnements dans le traitement des signalements antérieurs. Plusieurs plaintes déposées au début des années 2000, puis en 2012, avaient été classées sans suite. Ce n’est qu’à la suite de nouvelles dépositions en 2019 et 2020 que des poursuites ont finalement été engagées, aboutissant à une mise en examen au printemps 2021.
La défense de l’intéressé avait plaidé pour une prise en compte de son parcours de vie et de ce qu’elle a présenté comme une évolution, demandant notamment l’éviction de la mesure de sûreté. L’avocate générale avait pour sa part requis l’application d’une rétention de sûreté à l’issue de la peine, une demande qui n’a pas été retenue par la cour.
La majorité des victimes identifiées évoluaient dans le cercle relationnel du condamné, qu’il s’agisse d’amies, de compagnes ou d’élèves d’une école de danse où il enseignait. Le huis-clos avait été ordonné dès l’ouverture des débats, à la demande de l’une des dix-neuf parties civiles.
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