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Un point d’étape judiciaire attendu après la mort d’un étudiant à Lyon

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Les autorités judiciaires doivent apporter des éclairages sur les violences ayant coûté la vie à un jeune homme de 23 ans, tandis que le gouvernement évoque des responsabilités au sein de la mouvance d’extrême gauche.

Le parquet de Lyon doit détailler cet après-midi l’état d’avancement de l’enquête ouverte après le décès d’un étudiant, survenu samedi. Le jeune homme avait été victime d’une agression deux jours plus tôt aux abords de Sciences Po Lyon, où se tenait une conférence. Les investigations, confiées à la police judiciaire, portent sur des faits de violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner.

Selon des éléments préliminaires, des affrontements auraient opposé des groupes antagonistes dans le secteur au moment des faits. Plusieurs séquences vidéo, reprises par certains médias, montrent des individus frappant au sol d’autres personnes. La victime, prise en charge à distance des lieux de l’altercation, avait été hospitalisée dans un état critique avant de succomber à ses blessures.

Lors d’une déclaration radiophonique, le ministre de l’Intérieur a évoqué la possible implication d’individus liés à un collectif antifasciste dissous l’an dernier. Ce groupe, fondé à Lyon et historiquement proche de la France insoumise, a publiquement rejeté toute responsabilité dans cet événement, soulignant que ses activités étaient suspendues depuis sa dissolution.

De son côté, une organisation identitaire a affirmé que la victime assurait la sécurité de certaines de ses militantes présentes ce soir-là pour contester la conférence. Son président a même désigné nommément un collaborateur parlementaire d’un député de la Nupes comme étant impliqué. L’intéressé a fermement démenti toute participation via son conseil, tout en annonçant se mettre temporairement à l’écart de ses fonctions le temps de l’enquête. Il a par ailleurs fait état de menaces reçues.

La présidence de l’Assemblée nationale a fait savoir qu’elle suspendait à titre conservatoire les droits d’accès de ce collaborateur au Palais Bourbon, son nom ayant été cité par des témoins. D’autres noms circulent sur les réseaux sociaux, ce qui a conduit l’avocate du collectif antifasciste dissous à mettre en garde contre les risques de telles publications.

La victime, Quentin Deranque, était un étudiant en mathématiques et sciences des données à l’université Lyon-II. Selon des sources proches des milieux nationalistes lyonnais, il militait au sein d’un groupe local et avait précédemment été membre d’une organisation royaliste en Isère. Un hommage spontané, constitué de fleurs et de messages, a été déposé près du lieu de l’agression.

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