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Un pétrole similaire à celui de l’Erika souille à nouveau des oiseaux en Bretagne

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Plus de deux décennies après la catastrophe, des volatiles mazoutés ont été découverts sur le littoral finistérien. Les analyses révèlent des similitudes troublantes avec le fioul du pétrolier, dont l’épave repose toujours au large.

Des oiseaux marins, principalement des pingouins torda et des guillemots de Troïl, ont été retrouvés ces derniers jours sur plusieurs plages du sud du Finistère. Leur état, souillé par une substance pétrolière, a immédiatement alerté les spécialistes. Les plumes de ces volatiles ont été confiées au Centre de documentation, de recherche et d’expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux pour une expertise approfondie.

Les premières conclusions des analyses indiquent des correspondances significatives avec les caractéristiques du fioul transporté par l’Erika. Les experts soulignent toutefois que la dégradation naturelle du produit au cours du temps, plus de vingt-cinq ans ayant passé, empêche une identification formelle à cent pour cent. Plusieurs échantillons supplémentaires doivent encore être examinés pour affiner ces observations.

Cette découverte relance les interrogations sur le devenir de l’épave du pétrolier, qui gît par cinquante mètres de fond à une cinquantaine de kilomètres au sud de la pointe de Penmarc’h. Bien qu’un pompage ait été réalisé après le naufrage, des résidus de carburant, dits impompables, subsisteraient dans des compartiments inaccessibles. L’action combinée du temps, des courants et des tempêtes pourrait provoquer des fuites résiduelles.

Face à cette situation, les autorités maritimes envisagent la mise en place d’un dispositif de surveillance et d’intervention spécifique autour des restes du navire. Une telle opération, qui nécessiterait des moyens techniques importants tels que des plongeurs ou un robot sous-marin, reste à définir dans son calendrier et son ampleur. Le naufrage de l’Erika, survenu en décembre 1999, avait entraîné le déversement de vingt mille tonnes de fioul et causé une hécatombe parmi l’avifaune des côtes bretonnes.

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