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Un pas vers l’apaisement politique au Venezuela

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Le gouvernement vénézuélien annonce la remise en liberté de plus d’une centaine de personnes détenues pour des motifs politiques, dans un contexte de dialogue avec les États-Unis et d’attentes familiales.

Les autorités pénitentiaires ont fait état de cent seize nouvelles libérations intervenues ces dernières heures. Selon le communiqué officiel, ces mesures concernent des individus incarcérés pour des actes liés à une perturbation de l’ordre constitutionnel et à une atteinte à la stabilité nationale. Le ministère précise que cette initiative s’inscrit dans un processus de révision exhaustive des dossiers, engagé volontairement par le pouvoir exécutif et poursuivi sous l’autorité de la présidente par intérim. Cette politique se veut, selon ses termes, orientée vers la justice, le dialogue et la préservation de la paix.

Ces annonces officielles contrastent avec les chiffres avancés par certaines organisations de la société civile. Une ONG spécialisée dans la défense des prisonniers politiques ne fait ainsi état que de vingt-quatre libérations récentes, parmi lesquelles figurent deux ressortissants italiens. Selon des décomptes établis à partir de sources associatives et d’opposition, une cinquantaine de personnes auraient été remises en liberté depuis la fin de la semaine dernière. Les défenseurs des droits humains estiment par ailleurs que plusieurs centaines de personnes demeurent détenues au Venezuela pour des raisons politiques.

La situation suscite une vive attente parmi les proches des détenus. Devant l’établissement pénitentiaire d’El Rodeo, à une trentaine de kilomètres de la capitale, des familles patientent depuis plusieurs jours. Certaines dénoncent des transferts inopinés ou des procédures de libération manquant de transparence, les privant de retrouvailles immédiates. L’annonce initiale de ces remises en liberté, intervenue début janvier, avait été perçue comme une réponse aux pressions internationales, notamment américaines.

Les relations entre Caracas et Washington connaissent en effet une phase de réévaluation. L’administration américaine a récemment exprimé son ouverture à un échange avec la dirigeante vénézuélienne par intérim, tout en saluant une collaboration constructive sur certains dossiers. De son côté, le gouvernement vénézuélien a évoqué l’ouverture d’un processus exploratoire en vue d’une normalisation des liens diplomatiques, rompus depuis plusieurs années, tout en réaffirmant son indépendance souveraine.

Parallèlement, la cheffe de l’opposition vénézuélienne, récemment honorée du prix Nobel de la paix, a été reçue en audience privée par le souverain pontife. Cette rencontre précède un déplacement prévu à Washington, où elle doit s’entretenir avec le président américain. Ce dernier avait précédemment exprimé des réserves quant à sa capacité à assumer la direction du pays. Le Saint-Siège, pour sa part, a réitéré son appel au respect de la volonté populaire et à la protection des droits fondamentaux de tous les Vénézuéliens.

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