Monde
Un pape américain pour la première fois : entre fierté nationale et défis colossaux
L’élection historique de Léon XIV, premier souverain pontife issu des États-Unis, provoque une onde de choc mêlée d’espoir chez les fidèles américains, divisés sur les attentes envers ce pape progressiste.
La nouvelle a ébranlé les États-Unis ce jeudi midi : pour la première fois, un Américain, Robert Francis Prevost, accède au trône de Saint-Pierre sous le nom de Léon XIV. Une surprise totale, balayant les pronostics des bookmakers qui tablaient sur un Italien ou un Philippin. Devant la cathédrale Saint-Patrick de New York, l’émotion est palpable. Tim Anderson, 61 ans, avoue être « sous le choc », tout en exprimant une joie teintée de nostalgie. « Peut-être ramènera-t-il la ferveur d’autrefois dans nos églises », murmure-t-il, espérant une continuité avec les réformes du pape François.
À Miami, Rosaria Vigorito, 66 ans, ressent une « exaltation » mêlée d’impatience. Son espoir ? Que Léon XIV brise le plafond de verre en autorisant l’ordination des femmes, une revendication longtemps étouffée malgré les avancées symboliques sous le précédent pontificat. Un vœu partagé par de nombreux fidèles progressistes, tandis que d’autres, comme Annie Elm, en Caroline du Nord, insistent sur la nécessité d’une voix apolitique : « Qu’il soit juste. Ni démocrate, ni républicain. Qu’il rappelle simplement à nos dirigeants de regarder leur peuple. »
Les défis s’annoncent immenses. Entre polarisation politique et crises migratoires, le nouveau pape devra naviguer dans un pays où l’Église catholique, minoritaire, coexiste avec un pouvoir conservateur. Donald Trump, dont les relations avec le pape François étaient tendues, fait désormais face à un pontife américain, potentiellement plus influent sur la scène nationale. À Los Angeles, Francis Fah y voit une opportunité : « Son origine pourrait en faire un artisan de paix dans ce monde troublé. »
Du Texas à Washington, les réactions oscillent entre fierté et prudence. Le révérend Ronald Jameson, de la cathédrale Saint-Matthew, salue un héritier spirituel de François, tout en reconnaissant son « incrédulité ». Azul Montemayor, 29 ans, à Houston, craint quant à elle un virage conservateur : « J’espère qu’il résistera aux pressions de l’ère Trump. » Un suspense qui, désormais, repose sur les épaules de Léon XIV, symbole d’un catholicisme américain à la croisée des chemins.
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