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Économie

Un pacte transatlantique scellé après un quart de siècle de pourparlers

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Après plus de vingt-cinq années de discussions, l’Union européenne et le Mercosur s’apprêtent à parapher un traité commercial d’une ampleur inédite. Cet aboutissement intervient dans un contexte international marqué par les tensions protectionnistes et malgré des résistances internes persistantes.

Les représentants des deux blocs se retrouvent ce samedi à Asuncion pour acter un partenariat économique majeur. Ce traité institue l’une des plus vastes zones de libre-échange de la planète, reliant un marché de plus de sept cents millions d’habitants et représentant près du tiers de la richesse mondiale. Les négociations, engagées à la fin des années 1990, ont connu de multiples rebondissements avant d’aboutir à ce stade final.

L’accord prévoit une suppression substantielle des barrières douanières. Il doit ouvrir de nouveaux débouchés aux industriels européens, notamment dans les secteurs automobile, mécanique ou agroalimentaire. En retour, il facilitera l’accès au marché européen pour plusieurs productions agricoles sud-américaines, comme la viande bovine, la volaille ou le sucre, dans le cadre de quotas définis. Cette perspective suscite des craintes vives parmi les agriculteurs de plusieurs États membres, qui redoutent une concurrence accrue sur des produits ne répondant pas nécessairement à leurs standards de production.

La cérémonie de signature réunira les plus hauts responsables européens et plusieurs dirigeants du Mercosur. L’absence annoncée du président brésilien, pourtant considéré comme un acteur clé dans la finalisation du texte, a été notée. Les promoteurs de l’accord y voient bien plus qu’un simple instrument commercial. Ils l’envisagent comme un pilier stratégique pour consolider les liens politiques et défendre un ordre international fondé sur des règles communes, face aux politiques unilatérales de certaines grandes puissances.

La conclusion de ce pacte ne signifie pas pour autant la fin des contestations. Des mobilisations agricoles sont attendues dans les prochains jours en Europe, où le mécontentement reste palpable. Parallèlement, des voix en Amérique du Sud s’élèvent pour questionner les conséquences industrielles du traité sur leurs économies. La mise en œuvre effective de l’accord, qui devra encore être ratifiée par chaque partie, s’annonce comme la prochaine étape d’un processus long et complexe.

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