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Un nouveau front diplomatique s’ouvre sur le désarmement stratégique

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Les États-Unis proposent un cadre de négociations élargi incluant Pékin, tandis que la Russie conditionne sa participation à celle des puissances nucléaires européennes. L’expiration du traité New Start relance les appels à une architecture de contrôle renouvelée.

L’administration américaine a officiellement lancé, ce vendredi, un appel au lancement de pourparlers multilatéraux sur la maîtrise des armements stratégiques. Cette initiative, présentée à la Conférence du Désarmement à Genève, vise explicitement à associer la Chine à un futur cadre de discussions, rompant avec le format strictement bilatéral qui a longtemps prévalu entre Washington et Moscou. Les autorités américaines ont justifié cette approche par la nécessité de répondre à l’expansion rapide des capacités militaires de Pékin, qu’elles décrivent comme dépourvue de tout mécanisme de transparence.

En réponse, la diplomatie russe a immédiatement posé ses propres conditions. Moscou a indiqué qu’elle ne participerait à de telles discussions que si la France et le Royaume-Uni, en leur qualité de puissances nucléaires alliées au sein de l’OTAN, y étaient également intégrées. Cette position, énoncée par l’ambassadeur russe à Genève, introduit une nouvelle variable dans une équation diplomatique déjà complexe. La France, pour sa part, a réaffirmé son soutien au développement de mesures concrètes pour réduire les risques, sans s’engager directement sur la proposition russe.

Cette séquence intervient au lendemain de l’expiration du traité New Start, dernier accord de réduction des arsenaux nucléaires liant les deux principales puissances stratégiques. L’absence de cadre de vérification et de limites contraignantes suscite des préoccupations internationales quant à une éventuelle course aux armements. Le secrétaire d’État américain a qualifié l’ancien traité d’obsolète, affirmant que Washington abordait les futures négociations en position de force, tout en réitérant l’objectif affiché d’une réduction du nombre total d’armes.

La Chine maintient quant à elle son refus catégorique de participer à des négociations trilateralies, arguant que son arsenal est d’une ampleur bien inférieure à ceux des États-Unis et de la Russie. Cette posture constitue un obstacle majeur à la vision américaine. Parallèlement, le Kremlin a assuré qu’il maintenait une approche responsable sur ce dossier et restait ouvert au dialogue, tout en rejetant la responsabilité de l’impasse actuelle sur les capitales occidentales. Les prochaines semaines devraient révéler si ces positions antagonistes peuvent converger vers un processus de discussion viable.

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