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Société

Un maire des Pyrénées-Orientales gouverne sa commune depuis Tahiti

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L’édile de Formiguères a quitté la France pour la Polynésie il y a cinq mois sans quitter son mandat, paralysant partiellement les affaires municipales et suscitant l’incompréhension de ses adjoints.

L’équipe municipale de Formiguères, dans les Pyrénées-Orientales, fonctionne désormais sans son premier magistrat. Philippe Petitqueux a en effet quitté la commune il y a près de cinq mois pour s’installer à Tahiti, où il aurait entrepris de monter une structure d’accrobranche. L’élu n’a pourtant pas présenté sa démission, conservant de facto son titre et continuant de percevoir son indemnité mensuelle, fixée à environ mille euros pour une commune de cette taille.

Cette absence prolongée complique singulièrement la gestion courante. Selon Serge Vaills, premier adjoint, plusieurs dossiers nécessitant la signature ou l’autorisation exclusive du maire se trouvent dans l’impasse. L’administration locale subit par ailleurs une instabilité chronique, avec un renouvellement fréquent des équipes techniques et administratives, dans un contexte de fortes tensions ayant conduit à de nombreuses démissions au sein du conseil municipal.

Face à cette situation inédite, la préfecture est intervenue. Elle a informé la municipalité qu’elle pouvait procéder à la suspension du versement des indemnités de l’édile absent, une mesure qui devrait être actée par un vote prochain des élus restants. Parallèlement, le premier adjoint s’est vu déléguer le pouvoir de signer les documents officiels au titre de « maire empêché », une formule qui sonne de manière ironique aux oreilles de l’intéressé. Serge Vaills souligne en effet que le maire n’est pas empêché, mais bel et bien parti, exprimant ainsi le sentiment d’abandon qui prévaut au sein de la petite équipe municipale.

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