Nous rejoindre sur les réseaux

Faits Divers

Un kinésithérapeute face à ses accusatrices, le paradoxe d’un homme « absolument non violent »

Article

le

Devant la cour d’assises de l’Essonne, Valéry G., mis en cause pour de multiples agressions sexuelles, a opposé une image irréprochable aux expertises dépeignant un profil préoccupant.

L’homme de 56 ans, ancien kinésithérapeute exerçant à Villiers-sur-Orge, comparaît jusqu’à vendredi pour des faits remontant à la période 2013-2015. Il est accusé de sept viols et huit agressions sexuelles sur dix patientes, ainsi que du viol aggravé de sa nièce, alors mineure, en 2007. Ce mardi, six des plaignantes assistaient à l’audience, attentives aux déclarations de celui qui les a soignées.

Vêtu d’une veste marron et d’un pantalon gris, Valéry G. a longuement évoqué son parcours, une enfance alsacienne « agréable », et sa vocation pour les métiers du soin. Face aux magistrats, il s’est présenté comme un professionnel animé par le désir d’aider autrui. Pourtant, les expertises psychiatrique et psychologique ont souligné son « manque d’empathie » et une difficulté à fixer des limites dans l’exercice de sa profession. Le psychiatre mandaté par la justice a noté que l’intéressé ne manifestait aucune émotion face à la souffrance des victimes, mais se montrait surtout affecté par les conséquences judiciaires de l’affaire.

Interrogé sur les accusations, le prévenu a globalement contesté les faits. Concernant sa nièce, il a évoqué une « attirance » réciproque. Pour certaines patientes, il a reconnu des « dérapages », un manque de clarté dans ses gestes, tout en limitant ses aveux à la première plainte déposée contre lui. L’expert a toutefois alerté la cour sur le risque de récidive, jugeant préoccupante l’incapacité de l’accusé à assumer pleinement son rôle de soignant.

La question de sa dangerosité a été posée directement par l’avocate des parties civiles. Valéry G. a répondu aspirer à une vie familiale paisible, se définissant comme « absolument non violent ». Une déclaration accueillie par des mouvements d’incrédulité parmi les plaignantes. Les débats se poursuivront mercredi et jeudi avec l’audition des victimes et des témoins, avant que l’accusé ne soit de nouveau entendu sur les faits. Le verdict est attendu vendredi.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus