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Un investissement de 500 000 euros réduit à néant par la fermeture d’une gare rénovée

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Malgré une rénovation complète achevée récemment, la gare de Nogent-L’Artaud-Charly, dans l’Aisne, ne rouvrira pas ses portes. Cette décision suscite l’incompréhension des usagers et des élus locaux.

Les voyageurs de la ligne P, reliant Paris-Est à Château-Thierry, se retrouvent confrontés à une situation paradoxale. La gare de Nogent-L’Artaud-Charly, entièrement réhabilitée l’an dernier, restera définitivement fermée. Les travaux, d’un montant supérieur à un demi-million d’euros, ont pourtant permis une rénovation complète de la façade, l’installation de portes automatiques et le renouvellement du mobilier. Cet effort financier, porté par la région et la SNCF, semble désormais vain.

La décision de fermeture a été prise par le conseil régional, qui a simultanément voté le financement des travaux et une réduction des horaires d’ouverture des guichets sur son territoire. L’argument avancé repose sur la baisse constante de la fréquentation des comptoirs physiques, les voyageurs se tournant massivement vers les canaux numériques pour l’achat de titres de transport. Cette logique a conduit à la suppression du service dans plusieurs gares du département.

Cette fermeture est vivement contestée par les habitants et les élus des communes desservies. Pour de nombreux usagers, notamment les personnes âgées ou non connectées, le guichet constituait un point d’accès indispensable au service ferroviaire. L’association des usagers de la ligne P déplore cette décision, rappelant qu’elle avait au contraire plaidé pour une extension des horaires d’ouverture.

Les maires des communes concernées expriment leur colère, pointant un manque de cohérence. Ils estiment que la fermeture du point de vente, sans solution alternative fiable, pénalise injustement la population. Ils réclament la mise en service d’automates fonctionnels et dénoncent des contrôles systématiques alors que les moyens d’achat de billets sur place font défaut. Ce cas illustre les tensions entre la modernisation des infrastructures et l’impératif de maintien d’un service public accessible à tous.

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