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Un havre de vie pour les jeunes patients marseillais

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_**Dans les collines de Marseille, une bastide provençale offre aux enfants confrontés à la maladie un espace unique de répit, d’activité et de partage, intégrant le sport au parcours de soin.**_

Niché sur les hauteurs de la cité phocéenne, le Château Sourire ouvre ses portes à des enfants dont le quotidien est marqué par les traitements médicaux. Dans ce cadre bucolique entièrement rénové, ils retrouvent le plaisir du jeu et du mouvement, loin des murs hospitaliers. Sous la guidance de professionnels de l’activité physique adaptée, ils s’adonnent à la course, au saut ou au tir à l’arc, dans une démarche qui vise autant à renforcer leur corps qu’à préserver leur moral.

Ce lieu exceptionnel, mis à disposition par la famille Ricard via un bail de longue durée, fonctionne sous l’égide de l’association Sourire à la vie. Il peut accueillir une centaine d’enfants en journée et propose également des nuitées, le tout sans frais pour les familles. L’initiative s’inscrit dans une philosophie développée depuis deux décennies, qui considère l’exercice physique comme un complément thérapeutique essentiel dès l’annonce du diagnostic.

Les bénéfices observés dépassent le seul aspect physiologique. Pour ces jeunes qui passent de longues périodes en chambre stérile ou isolés à leur domicile, le château devient un lieu de socialisation crucial. Ils y tissent des liens avec d’autres enfants partageant des épreuves similaires, rompant ainsi un sentiment fréquent de solitude. Les parents y trouvent également un moment de répit, observant leurs enfants retrouver une insouciance perdue.

L’encadrement médical permanent permet de poursuivre les soins nécessaires dans un environnement radicalement différent. Les soignants constatent souvent une meilleure acceptation des traitements dans ce cadre. L’association propose même des projets à plus long terme, comme des expéditions sportives ou des créations artistiques, offrant aux adolescents un objectif mobilisateur au-delà de la maladie.

Ce modèle, qui essaime aujourd’hui dans plusieurs villes françaises, repose sur un financement mixte associant mécénat privé et collectes publiques. Il répond à un besoin identifié par les professionnels de santé, celui d’accompagner globalement les jeunes patients et leurs proches, en leur redonnant des espaces de légèreté et de rencontre au cœur d’un parcours souvent éprouvant.

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