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Un hangar meusien au cœur d’une polémique sur l’extrême droite

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Des centaines de manifestants ont défilé samedi dans un petit village pour exiger la fermeture d’un local accusé d’abriter des activités néonazies, tandis que son propriétaire se défend de n’y tenir qu’une salle de sport.

Plusieurs centaines de personnes ont parcouru les routes de campagne de Combres-sous-les-Côtes, dans la Meuse, à l’appel d’un collectif baptisé « Fermez la ! ». Leur objectif était clair, comme l’indiquait leur banderole, obtenir la fermeture d’un hangar agricole connu sous le nom de « Taverne de Thor ». Les organisateurs dénoncent depuis des années l’utilisation de ce lieu pour des rassemblements et des concerts affiliés à la mouvance néonazie, ainsi que pour l’organisation de combats de MMA.

Le cortège, globalement pacifique, a été maintenu à distance du bâtiment par un important dispositif de gendarmes. Les manifestants ont scandé leur opposition à la présence de ce qu’ils qualifient de « quartier général » d’une idéologie raciste et suprémaciste. Plusieurs élus de La France insoumise étaient présents, exprimant leur incompréhension face à la longévité de cette activité dans un village d’une centaine d’habitants. Un organisateur anonyme a évoqué un climat de peur parmi certains riverains, qui hésiteraient à s’exprimer publiquement par crainte de représailles.

Interrogé par la presse régionale, le propriétaire des lieux, Jérémy Flament, a présenté une version radicalement différente. Il affirme que l’association « La Taverne de Thor » n’existe plus et que le hangar n’est désormais qu’une simple salle de sport, dont les activités n’ont jamais suscité de plaintes du voisinage. Tout en se définissant comme « patriote », il a nié tout lien actuel avec le groupe néonazi des Hammerskins, tout en précisant qu’il ne reniait pas son passé.

La manifestation s’est terminée après un bref face-à-face entre quelques dizaines de protestataires et les forces de l’ordre, ces dernières ayant eu recours à des grenades lacrymogènes pour contenir les tentatives de rapprochement. L’événement souligne les tensions persistantes autour de ce lieu, dont l’histoire mouvementée, avec un premier local démantelé administrativement en 2013 près de Toul avant son implantation en Meuse, continue de diviser.

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