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Faits Divers

Un garagiste condamné à vingt ans de réclusion pour des agressions sexuelles filmées

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Un homme de 47 ans a écopé d’une lourde peine pour des viols et agressions commis sur des femmes, parfois mineures, entre 2009 et 2022, dans plusieurs départements français.

La justice a prononcé une peine de vingt années d’emprisonnement à l’encontre d’un mécanicien automobile de 47 ans, reconnu coupable de viols, d’agressions sexuelles et de tentatives de viol. Le tribunal a assorti cette condamnation d’une période de sûreté représentant les deux tiers de la peine, ainsi que d’un suivi socio-judiciaire de douze ans avec obligation de soins. L’individu se voit par ailleurs interdit à vie d’exercer toute activité professionnelle le mettant en contact avec des mineurs.

Les faits se sont déroulés sur une période de treize ans, entre la Corrèze et les Pyrénées-Orientales. L’accusé avait pour méthode d’enregistrer ses agressions à l’aide de caméras dissimulées, saisies par les enquêteurs lors d’une perquisition à son domicile. Les images montraient l’homme commettre des actes sur des victimes souvent issues de milieux sociaux fragiles, dans différents lieux incluant son atelier et son véhicule utilitaire.

Lors des débats, la représentation du ministère public a décrit un profil obsessionnel, évoquant un hermétisme émotionnel et une recherche de domination caractérisée. Les enquêteurs ont souligné la dimension sérielle des agissements et la mise en sujétion des personnes visées, qualifiant l’accusé de prédateur méthodique.

Plusieurs victimes ont témoigné à l’audience, décrivant des séquelles psychologiques durables. L’une d’elles a confié avoir perdu tous ses repères après la découverte des enregistrements. Une autre, mineure au moment des faits, a évoqué la destruction de son adolescence.

Le procès a partiellement examiné les vidéos saisies, lors d’audiences à huis clos et sans diffusion du son. L’accusé, d’abord peu loquace, a finalement reconnu certains éléments des charges retenues contre lui. L’avocat de la défense a invoqué la honte éprouvée par son client, y voyant l’éveil d’une conscience morale.

La cour a considéré la longévité et la gravité des agissements, ainsi que l’impact dévastateur sur les plaignantes, pour justifier l’importance de la sanction prononcée.

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