Monde
Un fragile retour après la trêve
Alors qu’un cessez-le-feu est entré en vigueur entre la Thaïlande et le Cambodge, les premiers civils déplacés par les affrontements frontaliers amorcent un retour prudent vers leurs foyers, partagés entre l’espoir et la méfiance.
Les premières familles ont entamé dimanche un mouvement de retour vers leurs villages, situés le long de la frontière contestée. Cette démarche, encore timide, intervient après l’annonce samedi d’une suspension des hostilités, qui semble pour l’instant être respectée sur le terrain. Les autorités des deux pays observent cependant une période de vigilance avant de donner un avis officiel sur la sécurité du retour.
Depuis le centre d’hébergement où elle s’est réfugiée avec son nourrisson, une jeune mère de la province thaïlandaise de Surin exprime un espoir conditionnel. Elle indique qu’elle n’envisage de rentrer qu’après une confirmation formelle des autorités sur la stabilité de la situation. Comme elle, de nombreux déplacés suivent avec attention les informations, préoccupés par l’état de leurs biens et de leurs exploitations agricoles laissés derrière eux.
Certains habitants, poussés par la nécessité de s’occuper de leur bétail ou de leurs cultures, ont choisi de ne pas attendre plus longtemps. Une agricultrice de la province de Sisaket a ainsi expliqué avoir pris la décision de regagner sa ferme après avoir appris par des voisins l’absence de tirs récents. Elle avoue toutefois une profonde appréhension quant à la durabilité de l’accalmie, une méfiance réciproque marquant les relations entre les populations frontalières.
Cette défiance est partagée de l’autre côté de la frontière. Dans la province cambodgienne de Banteay Meanchey, une femme se réjouit de la perspective que ses enfants puissent retrouver le chemin de l’école, mais elle reste sur ses gardes. La crainte d’une reprise soudaine des combats retient encore la majorité des familles dans les abris de fortune, comme les pagodes transformées en refuges. Pour une femme enceinte sur le point d’accoucher, l’espoir de ramener son nouveau-né dans sa maison est tempéré par la prudence. Sa famille préfère attendre quelques jours supplémentaires pour évaluer l’évolution de la situation.
Les affrontements, qui ont duré trois semaines le long d’une frontière de 800 kilomètres dont le tracé est historiquement disputé, ont provoqué d’importants déplacements de population et causé des pertes humaines. Les efforts de médiation se poursuivent, avec la participation de la Chine qui accueille des pourparlers entre les ministres des Affaires étrangères des deux pays. Le chef de la diplomatie chinoise a salué le cessez-le-feu comme une étape vers le rétablissement de la paix.
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