Nous rejoindre sur les réseaux

Monde

Un destroyer américain jette l’ancre aux portes du Venezuela

Article

le

La présence du navire militaire USS Gravely dans les eaux de Trinité-et-Tobago intervient dans un contexte de tensions régionales accrues, tandis que Washington intensifie sa campagne contre le trafic de stupéfiants.

Un bâtiment de guerre américain, l’USS Gravely, a fait escale ce dimanche dans la capitale de Trinité-et-Tobago, archipel situé à proximité immédiate du Venezuela. Cette visite s’inscrit dans le cadre d’exercices militaires conjoints avec les forces locales, annoncés quelques jours plus tôt par les autorités de cet État caribéen. Le déploiement coïncide avec un renforcement notable de la présence navale américaine dans la région, où sept navires militaires ont été positionnés officiellement pour lutter contre les réseaux narcotiques.

L’administration américaine justifie ces mouvements par sa détermination à combattre le trafic de drogue, qu’elle impute directement au gouvernement vénézuélien. Le président américain a récemment évoqué la possibilité d’opérations ciblées sur le territoire vénézuélien, tandis qu’un porte-avions de nouvelle génération devrait prochainement rejoindre la zone. De son côté, Caracas dénonce une manœuvre destinée à légitimer une ingérence dans ses affaires intérieures et une tentative de déstabilisation.

L’arrivée du destroyer a suscité des réactions contrastées parmi la population trinidadienne. Certains habitants y voient une contribution nécessaire à la lutte contre la criminalité transnationale, tandis que d’autres expriment leur inquiétude face aux risques d’escalade. Des voix s’élèvent pour critiquer la position alignée de leur gouvernement sur la politique américaine, craignant que le pays ne se trouve pris en tenaille dans un conflit qui le dépasse.

Cette situation intervient alors que les États-Unis mènent depuis plusieurs semaines des frappes aériennes contre des navires suspectés de transporter de la drogue. Ces opérations, dont la légalité est discutée par certains experts internationaux, auraient causé plusieurs dizaines de victimes, dont possiblement des ressortissants trinidadiens. Pour de nombreux observateurs, la région traverse une phase de tension inédite, où les enjeux sécuritaires s’entremêlent avec des considérations géopolitiques plus larges.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus