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Un congé menstruel détourné dans une école d’ingénieurs de Limoges

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_**L’initiative, fondée sur un principe de confiance, fait face à des abus. L’établissement a dû rappeler le cadre strict de cette mesure et menacer de sanctions.**_

Une expérimentation de congé menstruel, lancée à l’automne dernier au sein d’une université de Limoges, connaît des dérives. Ce dispositif permet aux étudiantes et étudiants concernés par des menstruations douloureuses de s’absenter, sans justification médicale, pour un maximum de dix jours. Conçu pour éviter toute forme de stigmatisation, il était initialement accessible à l’ensemble de la population étudiante.

Toutefois, dans une école d’ingénieurs affiliée à l’université, une cinquantaine d’étudiants de sexe masculin ont utilisé ce droit pour manquer les cours. Selon les informations recueillies, environ une centaine de jours d’absence injustifiés ont été enregistrés sur une période de trois mois. Ce contournement a conduit la direction à réagir.

Un courrier a été adressé à tous les élèves pour préciser la finalité de la mesure. Le texte souligne que ce congé est exclusivement réservé aux personnes menstruées et qu’il ne s’agit en aucun cas d’une autorisation mensuelle générale. L’université a averti que tout usage frauduleux serait passible de sanctions pédagogiques, tout en réaffirmant que le système reposait fondamentalement sur la responsabilité individuelle et la bonne foi des bénéficiaires.

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