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Société

Un boycott agricole levé dans la précipitation

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Après avoir refusé de rencontrer le chef de l’État, la Coordination rurale a finalement accepté un entretien, dont elle est ressortie plus amère que jamais.

L’ouverture du Salon international de l’Agriculture s’est déroulée dans un contexte singulier, marqué par l’absence inédite du bétail pour des raisons sanitaires et un climat de défiance persistante dans le monde agricole. En dépit d’une invitation présidentielle pour un échange informel, deux syndicats majeurs, la Coordination rurale et la Confédération paysanne, avaient initialement fait savoir qu’ils boycotteraient cette rencontre.

La position de la Coordination rurale, pourtant annoncée avec fermeté la veille, a connu un revirement rapide. Quelques heures seulement après le début de la manifestation, une délégation du syndicat a été reçue par le président de la République. Cette entrevue, sollicitée par l’organisation elle-même, n’a pas permis d’apaiser les tensions. Les représentants agricoles sont ressortis de l’entretien en exprimant un profond scepticisme quant aux engagements pris, notamment la promesse d’une future réunion à l’Élysée.

Les critiques à l’égard de l’exécutif sont restées vives à l’issue de la discussion. Les dirigeants de la Coordination rurale ont dénoncé avec virulence ce qu’ils perçoivent comme une indifférence du pouvoir politique face à la détresse de leur profession. Leur amertume s’est également manifestée publiquement lors de la visite présidentielle dans les allées du salon, où des manifestants ont brandi des slogans hostiles, reflétant un profond malaise.

Alors que la Confédération paysanne a, elle, maintenu son refus de tout dialogue, cet épisode illustre la complexité des relations entre le gouvernement et une frange du secteur agricole. Les divergences portent notamment sur la gestion des crises sanitaires et les conséquences perçues des accords commerciaux internationaux. La journée d’ouverture a ainsi confirmé que le salon, traditionnel lieu de concorde, demeurait cette année une arène où s’expriment les inquiétudes et les mécontentements.

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