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Un ancien sénateur face à la justice pour une soirée empoisonnée

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_**L’ancien parlementaire Joël Guerriau comparaît pour avoir administré de la MDMA à la députée Sandrine Josso. Les débats s’annoncent tendus sur les intentions présumées de l’accusé.**_

L’audience s’ouvre ce lundi au tribunal correctionnel de Paris dans une affaire qui a défrayé la chronique politique. Joël Guerriau, ancien sénateur de Loire-Atlantique, est poursuivi pour avoir, selon l’accusation, mélangé une substance stupéfiante à la boisson d’une collègue parlementaire, Sandrine Josso. Les faits remontent à une soirée de novembre dernier dans l’appartement parisien de l’élu.

La députée, invitée à célébrer la réélection de son homologue, s’est rapidement retrouvée seule avec lui. Après avoir consommé un champagne dont le goût lui a paru inhabituel, elle a éprouvé des malaises physiques soudains et inquiétants, notamment des palpitations et des nausées. Pris de panique en voyant son hôte manipuler un sachet suspect, elle a quitté les lieux en catastrophe pour se faire secourir par des collègues à l’Assemblée nationale.

Des examens médicaux ont ensuite révélé dans son organisme un taux très élevé de MDMA, la molécule constitutive de l’ecstasy. Cette concentration dépassait largement le seuil correspondant à une consommation récréative. Lors de son audition, Joël Guerriau a contesté toute volonté d’agression, évoquant une erreur. Il affirme avoir acquis cette drogue pour son usage personnel dans un contexte personnel difficile et avoir servi par mégarde le verre qui lui était destiné.

L’enquête a permis la saisie d’une quantité importante de cette substance dans son domicile. Les magistrats instructeurs ont estimé que les circonstances de la rencontre, qualifiées d’intimistes, ainsi que des recherches internet préalables de l’intéressé sur des thèmes liés aux stupéfiants et aux agressions sexuelles, justifiaient sa mise en accusation. L’ancien sénateur, qui a depuis démissionné de son mandat, risque une peine pouvant atteindre cinq années d’emprisonnement. La partie civile soutient quant à elle que l’administration de la drogue visait à faciliter une agression sexuelle, une thèse que la défense rejette avec force.

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