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Un ancien cadre de HRW révèle la censure interne d’une étude sur les réfugiés palestiniens

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_**La publication d’un document qualifiant de crime contre l’humanité le refus du droit au retour a été suspendue par la direction de l’organisation, selon un ex-responsable démissionnaire.**_

Un rapport de Human Rights Watch analysant le refus israélien du droit au retour des réfugiés palestiniens comme un crime contre l’humanité n’a pas été publié, bloqué par la direction de l’organisation. Cette révélation émane d’un ancien cadre supérieur de l’ONG, Omar Shakir, qui a quitté ses fonctions début février en signe de protestation. Il affirme que la décision de suspendre la diffusion du document relève davantage de considérations stratégiques que d’une remise en cause de son contenu factuel ou juridique.

La question du retour des réfugiés palestiniens et de leurs descendants, qui représentent plusieurs millions de personnes, constitue l’un des points les plus sensibles du conflit. Israël y voit une menace existentielle pour sa composition démographique. Le rapport en question, selon les explications de l’ancien directeur pour Israël et la Palestine, établit un lien entre le préjudice intergénérationnel causé par l’exclusion et la définition juridique du crime contre l’humanité.

Interrogée sur les raisons de ce blocage, l’organisation a indiqué que des analyses complémentaires étaient nécessaires pour consolider les fondements factuels et juridiques du document, afin de répondre à ses standards exigeants. Omar Shakir conteste cette version, estimant que la direction craignait surtout les répercussions médiatiques et les accusations potentielles de remise en cause du caractère juif de l’État d’Israël.

Cette affaire intervient dans un contexte où le droit au retour, fondé sur une résolution de l’Assemblée générale des Nations unies de 1948, reste un sujet majeur de discorde. Les tentatives de règlement diplomatique, par le passé, ont envisagé des solutions combinant reconnaissance symbolique, retour limité et compensations, sans jamais aboutir. L’ancien responsable espère que le débat ainsi ouvert contribuera à une évolution des perspectives sur cette question centrale pour tout règlement futur.

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