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Un an de sursis requis pour la profanation de la sépulture de Robert Badinter

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_**Le parquet de Nanterre a sollicité cette peine, assortie de mesures éducatives, à l’encontre d’un étudiant de 23 ans qui a reconnu les faits, commis à la veille de l’entrée de l’ancien ministre au Panthéon.**_

Devant le tribunal correctionnel de Nanterre, l’audience en comparution immédiate a révélé le profil d’un étudiant d’une grande école, sans antécédent judiciaire. L’homme a admis avoir dégradé la tombe de Robert Badinter au cimetière de Bagneux, dans la nuit précédant l’hommage national rendu à l’ancien garde des Sceaux. Le ministère public a requis une peine d’un an d’emprisonnement avec sursis, complétée par un stage de citoyenneté et l’exécution d’un travail d’intérêt général.

Lors de sa présentation aux juges, le prévenu a tenté d’expliquer son geste par un désaccord avec la panthéonisation et par un intérêt marqué pour des idéologies politiques marginales, se définissant comme royaliste. Il a également évoqué, pour justifier la présence de croix gammées dans ses notes personnelles, un prétendu esprit potache ou un humour noir. Face à ces déclarations, le président de la cour s’est interrogé sur la formation des élites au sein des institutions de la République.

Les investigations, fondées sur des images de vidéoprotection et des données téléphoniques, ont établi une préparation certaine. Les enquêteurs ont en effet retrouvé au domicile du jeune homme un plan du cimetière sur lequel l’emplacement de la sépulture avait été relevé. Son avocate a toutefois plaidé une détermination inaboutie, soulignant les hésitations de son client jusqu’au dernier moment. Ce dernier, apparu contrit à l’audience, a présenté ses excuses à la famille de Robert Badinter, qualifiant son propre acte de lâche.

La pierre tombale avait été souillée par des inscriptions à la peinture, rapidement effacées par les services municipaux sans causer de dommages matériels durables. L’affaire, confiée dès son ouverture à la sûreté territoriale des Hauts-de-Seine, avait provoqué une vive émotion et une condamnation unanime des plus hautes autorités de l’État. Le jugement a été mis en délibéré pour être rendu dans la soirée.

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