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Un an après la trêve, Israël intensifie ses frappes au Liban méridional

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Le jour anniversaire du cessez-le-feu conclu avec le Hezbollah, l’aviation israélienne a mené de nouvelles opérations contre des positions du mouvement chiite dans le sud du pays, creusant davantage le fossé entre les déclarations diplomatiques et la réalité sur le terrain.

L’armée israélienne a confirmé jeudi avoir conduit une série de frappes aériennes contre des infrastructures du Hezbollah dans plusieurs localités du Liban méridional. Selon son communiqué, ces opérations visaient à démanteler des sites de lancement et des postes militaires utilisés par le mouvement pro-iranien. Des colonnes de fumée ont été observées au-dessus des villages d’Al-Mahmoudiya et d’Al-Jarmak dans la région de Jezzine, selon des correspondants sur place.

Ces frappes interviennent exactement un an après l’entrée en vigueur de l’accord de cessez-le-feu entre les deux parties. Le calendrier initial prévoyait le retrait complet des forces israéliennes du sud du Liban pour le 18 février 2025, mais l’armée israélienne maintient depuis cette date des positions dans la zone tout en poursuivant ses opérations militaires. Jérusalem justifie ces actions par la nécessité de contrer ce qu’elle présente comme des tentatives de réarmement du Hezbollah.

La tension s’est notablement accentuée ces dernières semaines, culminant avec l’élimination dimanche dernier du chef militaire du mouvement, Haitham Ali Tabatabai, dans la banlieue sud de Beyrouth. Les autorités israéliennes affirment agir en conformité avec les termes de la trêve pour prévenir toute menace contre leur population civile.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a dénoncé jeudi ce qu’il a qualifié de « guerre d’usure unilatérale », remettant en cause l’utilité de l’arsenal du Hezbollah comme outil de dissuasion. Dans le même temps, le président Joseph Aoun a rejeté les accusations israéliennes concernant le travail de l’armée libanaise sur le terrain.

La coordinatrice spéciale des Nations unies pour le Liban a exprimé ses préoccupations concernant la persistance de l’incertitude, soulignant que le conflit se poursuivait à basse intensité pour de nombreux Libanais. Elle a averti que le statu quo actuel maintenait la menace de nouvelles hostilités, appelant à une désescalade que ni les frappes israéliennes ni les déclarations contradictoires des parties ne semblent pour l’instant pouvoir permettre.

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