Politique
Un an après la dissolution, les députés dépeignent une démocratie à bout de souffle
Un constat sans appel : blocages institutionnels, divisions partisanes et défiance citoyenne marquent le paysage politique français.
La décision de dissoudre l’Assemblée nationale, prise il y a exactement un an, a plongé les institutions dans une crise sans précédent. Les élus dressent aujourd’hui un bilan alarmant, soulignant l’impuissance d’un Parlement fracturé et l’érosion de la confiance des citoyens. Avec onze groupes parlementaires et aucune majorité claire, les blocages se multiplient, paralysant l’action législative.
Certains députés pointent du doigt l’incapacité des forces politiques à trouver un terrain d’entente. Les stratégies individuelles, souvent guidées par des ambitions présidentielles, prennent le pas sur l’intérêt général. Les recours systématiques aux procédures d’urgence et aux motions de rejet illustrent cette dérive, transformant l’hémicycle en arène de guerres partisanes plutôt qu’en lieu de débat constructif.
La nomination d’une Première ministre issue d’un courant minoritaire, sans réelle assise populaire, a également alimenté les critiques. Pour beaucoup, ce choix symbolise le décalage entre les attentes des Français et les calculs politiciennes. L’absence de coalition solide a précipité une instabilité chronique, renforçant le sentiment d’une classe politique déconnectée.
Certaines voix, notamment à l’extrême droite, y voient une opportunité pour incarner une alternative. D’autres, plus pessimistes, redoutent une déliquescence durable des institutions. Une chose est sûre : un an après la dissolution, le paysage politique français ressemble à un champ de ruines, où la défiance l’emporte sur l’espoir d’un renouveau démocratique.
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JY2M
7 juin 2025 at 19 h 19 min
Oui mais les 74% des Français interrogés qui critiquent toujours la décision de la dissolution intervenue il y a un an ont-ils seulement réfléchi à ce qu’il se serait passé si Emmanuel Macron ne l’avait pas fait ? Car dans ce cas même pas un mois après qu’il ait confirmé une baisse d’impôts de 2 milliards d’euros pour 2025 pour les classes moyennes l’on se serait aperçu qu’il manquait au bas mot une centaine de milliards suite à un dérapage non maitrisé de la dette publique. Vous imaginez le Président ou du moins ses ministres de l’époque annoncer ça ? Dans ce cas son équipe et son parti auraient été tenus pour responsables et je ne sais pas quelle aurait été vraiment l’ampleur des réactions mais nul doute que les critiques auraient été assassines et l’on a du mal à imaginer comment Emmanuel Macron aurait pu convaincre les Français d’accepter un plan d’austérité. Tandis qu’en choisissant de dissoudre tout ceci a été noyé par les nouveaux problèmes qui sont apparus (absence de majorité, risque permanent de renversement du Premier ministre par la gauche ajoutant ses votes à ceux du RN et impossibilité de convaincre ces 2 blocs d’accepter de faire le moindre effort pour réduire la dette etc.). D’où l’utilité de la dissolution qui a permis de faire oublier les responsabilités du dérapage de la dette.