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Économie

Trump presse les alliés face au blocus iranien dans le Golfe

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Le président américain a exprimé son mécontentement envers plusieurs partenaires, notamment européens, jugés trop hésitants à contribuer à une force navale. La situation régionale demeure extrêmement tendue, avec des frappes croisées et des conséquences économiques mondiales.

Le locataire de la Maison Blanche a vivement critiqué ce lundi les réticences de certaines nations alliées à s’engager dans une opération visant à garantir la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz. Ce point de passage maritime crucial, par lequel transite une part substantielle des exportations mondiales d’hydrocarbures, est actuellement soumis à un blocus imposé par Téhéran. L’appel de Washington à une coalition navale incluant des membres de l’OTAN, et même Pékin, ne rencontre pas l’adhésion espérée.

Plusieurs capitales européennes ont manifesté leur prudence. Le chancelier allemand a clairement indiqué que son pays ne participerait pas à un conflit et a estimé que cette question ne relevait pas du cadre de l’Alliance atlantique. De son côté, le Premier ministre britannique a évoqué des consultations avec d’autres États pour élaborer une solution pratique permettant la réouverture du détroit, tout en insistant sur la nécessité d’éviter une escalade régionale. Le président américain a pour sa part laissé entendre que Londres et Paris finiraient par apporter leur concours, tout en reconnaissant que les réponses reçues n’étaient pas entièrement satisfaisantes.

La Chine, dont les approvisionnements énergétiques dépendent largement de cette voie maritime, a pour l’heure donné une réponse évasive. Cette position a conduit la présidence américaine à reporter une visite officielle prévue à Pékin. Parallèlement, la communauté internationale tente de contenir l’impact économique de la crise. Les pays membres de l’Agence internationale de l’énergie ont ainsi activé leurs réserves stratégiques de pétrole à une échelle inédite depuis des décennies.

Sur le terrain, les hostilités se poursuivent sur plusieurs fronts. L’Iran maintient sa pression sur les États du Golfe abritant des intérêts américains, avec des attaques par drones ayant notamment perturbé le trafic aérien à Dubaï et visé des infrastructures pétrolières. Les pasdarans ont également menacé de cibler des entreprises américaines présentes dans la région. En réponse aux frappes israéliennes qui touchent régulièrement le territoire iranien, Téhéran a procédé à des tirs de missiles vers le centre d’Israël, causant des dégâts matériels et faisant plusieurs blessés.

La frontière israélo-libanaise constitue l’autre théâtre majeur des affrontements. L’armée israélienne a annoncé mener des opérations terrestres limitées au Liban sud contre le Hezbollah, tandis que le mouvement chiite affirme riposter par des attaques contre des positions israéliennes. Les bombardements ont provoqué le déplacement de centaines de milliers de personnes de part et d’autre de la frontière. Dans ce contexte hautement inflammable, les appels à la retenue se multiplient pour éviter une conflagration aux conséquences humanitaires désastreuses.

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