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Trump, entre marbre et géopolitique, un monologue présidentiel déroutant

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_**Lors d’un échange informel à la Maison Blanche, le président américain a enchaîné les digressions, mêlant considérations stratégiques sur le Moyen-Orient, détails sur des rénovations somptuaires et révélations sur l’état de santé d’un élu.**_

L’annonce d’une conférence de presse s’est finalement transformée en une longue improvisation. Devant un petit groupe de journalistes, le locataire de la Maison Blanche a abordé, de manière décousue, des sujets aussi variés que les tensions militaires dans le golfe Persique et le choix des matériaux pour la rénovation d’une institution culturelle de la capitale.

L’exécutif américain a longuement évoqué les travaux entrepris au centre culturel récemment rebaptisé à son nom, détaillant avec précision les finitions. Il a insisté sur l’utilisation de marbres de qualité et sur le remplacement d’une dorure jugée de bas niveau par une épaisse couche de peinture blanche. Le chef de l’État a également fait part de son projet d’aménager un nouvel espace de réception dans la résidence présidentielle, soulignant le respect du budget alloué, à l’exception de certains matériaux qu’il a souhaité plus luxueux.

Le débat sur la très faible majorité républicaine à la Chambre des représentants a donné lieu à une déclaration surprenante. Le président a révélé, sans détour, la grave maladie d’un parlementaire de son camp, une information qui n’était pas publique. Il a ensuite laissé entendre avoir personnellement contribué à orienter l’élu vers des soins, concédant que la préservation du siège au Congrès avait pesé dans sa démarche, presque autant que la santé de la personne concernée.

La séance de questions, entamée après plus d’une demi-heure de monologue, n’a pas permis de recentrer les échanges. Interrogé sur la situation au Liban, le président a fait référence à une connaissance dont la famille résiderait dans le pays, suggérant une forme d’accoutumance aux bombardements. Il a établi un parallèle avec les habitants de l’Ukraine, exprimant son incompréhension face à leur choix de rester.

Sur le dossier iranien, il a réitéré une affirmation ancienne, selon laquelle il aurait anticipé l’utilisation du détroit d’Ormuz comme levier stratégique. Il a également répété avoir prédit, dans un ouvrage publié avant les attaques de 2001, que le chef d’Al-Qaïda s’en prendrait aux tours du World Trade Center, une allégation qui a déjà été démentie par plusieurs vérifications factuelles. Le livre en question mentionne bien le nom du terroriste, mais sans le lier explicitement à une menace contre le territoire américain.

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