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Trois jours de deuil national en Espagne après la collision ferroviaire

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Le pays observe une période de recueillement à la suite de l’accident survenu en Andalousie, qui a coûté la vie à au moins quarante personnes. Le gouvernement s’engage à faire toute la lumière sur les circonstances du drame.

L’Espagne a entamé, ce mardi, trois journées de deuil national. Cette décision fait suite à la collision entre deux trains survenue dimanche soir en Andalousie, un événement dont le bilan provisoire s’élève à quarante morts. Quarante-et-une personnes ont été hospitalisées, dont douze se trouvent toujours en soins intensifs. Parmi les blessés figurent quatre enfants. Les recherches se poursuivent activement sur le site de l’accident, situé près d’Adamuz, à une trentaine de kilomètres de Cordoue, où les services de secours tentent d’accéder à l’intérieur des épaves des deux convois.

Les autorités ont indiqué avoir reçu quarante-trois signalements de disparitions de la part de familles de passagers. Cinq victimes ont pour l’instant été formellement identifiées. Le président de la région d’Andalousie estime que le nombre définitif de personnes décédées pourra être établi avec certitude dans un délai de vingt-quatre à quarante-huit heures. L’accident s’est produit peu avant vingt heures, dimanche, lorsque deux trains à grande vitesse circulant en sens inverse sur des voies parallèles sont entrés en collision. Près de cinq cents voyageurs se trouvaient à bord des deux rames.

Les premières constatations suggèrent que plusieurs voitures d’un train opéré par la compagnie privée Iryo ont déraillé avant de se projeter sur la voie adjacente, percutant de plein fouet un convoi de la Renfe, l’opérateur national. Les images aériennes montrent les quatre voitures de ce dernier entièrement sorties des rails et renversées, certaines semblant avoir été écrasées par la violence du choc. Le train Iryo, quant à lui, présente ses deux dernières voitures couchées sur le côté.

Sur les lieux du drame, le chef du gouvernement a assuré que les conclusions de l’enquête seraient communiquées avec une transparence totale. Le ministre des Transports a pour sa part qualifié l’événement d’extrêmement inhabituel, survenant dans une ligne droite récemment rénovée. Le président de la Renfe a écarté l’hypothèse d’une erreur humaine, évoquant plutôt un problème lié au matériel roulant ou à l’infrastructure. Il a précisé que la vitesse des trains, respectivement de deux cent cinq et deux cent dix kilomètres heure sur une section limitée à deux cent cinquante, n’était pas en cause.

La commune d’Adamuz et l’ensemble du pays sont sous le coup d’une profonde émotion. Une forte mobilisation citoyenne s’est organisée localement pour venir en aide aux rescapés et aux équipes de secours. Les familles des victimes sont progressivement accueillies et prises en charge sur place. La famille royale espagnole doit se rendre dans la zone ce mardi en milieu de journée. La remise en service de la ligne ferroviaire entre Madrid et l’Andalousie, gravement endommagée, pourrait nécessiter plusieurs semaines de travaux.

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