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Trente individus incarcérés après un projet de renversement au Bénin

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La justice béninoise a placé en détention provisoire une trentaine de personnes, principalement des militaires, dans le cadre de l’enquête sur la tentative de prise de pouvoir survenue début décembre. Plusieurs suspects demeurent en fuite.

Les autorités judiciaires ont ordonné l’incarcération d’une trentaine de personnes, en majorité des membres des forces armées, après leur présentation devant un magistrat spécialisé. Ces individus font l’objet de poursuites pour des faits liés à un projet de renversement des institutions qui a été contrecarré au début du mois de décembre dernier. Plusieurs participants à cette action sont toujours recherchés par les forces de l’ordre.

Les événements remontent à une déclaration télévisée par laquelle des militaires avaient annoncé la destitution du chef de l’État. L’intervention rapide des unités loyalistes, appuyées par des partenaires régionaux et internationaux, a permis de rétablir l’ordre constitutionnel dans la journée. Des pertes humaines ont été enregistrées lors de ces incidents.

Les personnes déférées sont poursuivies pour des accusations graves, notamment d’atteinte à la sécurité nationale. Leur audition s’est déroulée dans un contexte sécuritaire renforcé aux abords du tribunal compétent. Parallèlement, un mandat d’arrêt international a été émis à l’encontre d’une personnalité médiatique étrangère, soupçonnée d’avoir apporté son soutien moral aux instigateurs de cette action.

Dans un autre volet de cette affaire, plusieurs figures de l’opposition politique ont été entendues par les services d’enquête ces derniers jours. L’une d’entre elles, brièvement placée en garde à vue, a depuis retrouvé la liberté tout en restant soumise à la procédure judiciaire. Une autre personnalité politique, ancien ministre, a également été interpellée, sans que le lien direct avec les événements de décembre ne soit officiellement précisé.

Le climat politique reste marqué par des tensions, alors que le président en exercice, dont le bilan économique est souvent salué, fait face à des critiques récurrentes sur l’évolution de la pratique démocratique. La justice a récemment confirmé une condamnation à l’encontre d’un activiste numérique pour des publications critiques envers les autorités.

Le pays s’achemine vers une élection présidentielle prévue au printemps, qui verra le départ du chef de l’État actuel, ayant atteint la limite constitutionnelle des mandats. La succession semble se préparer dans un contexte où la principale formation d’opposition se trouve dans l’incapacité de présenter de candidat, faute de remplir les conditions requises de parrainage.

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