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Société

Tensions institutionnelles à l’Assemblée avant la désignation des responsables parlementaires

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L’attribution des vingt-et-un postes du bureau de l’Assemblée nationale s’annonce complexe, alors que les négociations entre groupes politiques n’ont pas abouti à un consensus.

Les députés s’apprêtent à désigner les membres du bureau de l’Assemblée nationale lors d’un scrutin prévu sur deux jours. Ces élections concernent six vice-présidences, trois questures et douze secrétariats, s’ajoutant aux présidences des commissions permanentes dont le vote interviendra le second jour. La présidente de l’institution indique avoir mené des consultations depuis juin avec les onze chefs de groupe, sans parvenir à un arrangement satisfaisant pour tous.

Le mode d’attribution prévu par le règlement pourrait avantager le Rassemblement national, dont l’importance numérique au Palais-Bourbon lui permettrait d’obtenir plusieurs postes influents. Un élu de ce groupe a d’ailleurs laissé entendre qu’il pourrait accéder à deux vice-présidences et plusieurs secrétariats. La configuration politique actuelle contraste avec la précédente législature, où une alliance informelle entre la droite et la gauche avait limité l’accès du parti d’extrême droite aux responsabilités parlementaires.

La représentante de l’Assemblée souligne que l’ensemble des groupes politiques doivent trouver leur place dans ces instances dirigeantes, tout en réaffirmant son opposition fondamentale aux idées portées par le RN. Elle justifie cette position institutionnelle par le respect du suffrage universel, estimant que les élus de ce mouvement doivent occuper la place correspondant à leur poids électoral.

La situation s’avère particulièrement délicate pour la coalition de gauche, qui avait su tirer profit des absences lors des scrutins nocturnes lors du précédent mandat pour obtenir trois vice-présidences. L’émergence de nouvelles stratégies parmi les formations centristes pourrait cette fois compromettre ses chances de maintenir cette influence. L’ensemble de ces désignations s’annonce donc comme un test révélateur des nouveaux équilibres politiques à l’œuvre dans l’hémicycle.

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