Monde
Tensions entre Téhéran et Washington sur fond de guerre régionale
Les autorités iraniennes rejettent les déclarations américaines concernant des pourparlers, qualifiant les exigences de Washington d’excessives. L’impasse diplomatique persiste tandis que les hostilités se poursuivent.
L’Iran a fermement démenti, ce mercredi, toute demande de suspension des combats adressée aux États-Unis, contredisant les affirmations du président américain. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères a décrit les positions transmises par Washington via des canaux intermédiaires comme déraisonnables et extrêmes. Il a précisé qu’aucun dialogue direct n’était en cours entre les deux capitales.
Cette mise au point intervient à la veille d’une intervention télévisée du locataire de la Maison Blanche, sa première depuis le début des opérations militaires fin février. Selon des informations recueillies auprès de l’exécutif américain, le chef d’État devrait y souligner que les objectifs militaires initiaux ont été atteints et réitérer son intention de conclure les principales opérations dans un délai de deux à trois semaines.
La question du détroit d’Ormuz reste un point de crispation majeur. Le président américain a conditionné toute éventuelle trêve à la réouverture de cette voie maritime stratégique, menaçant dans le cas contraire de poursuivre les frappes. Les Gardiens de la Révolution ont pour leur part réaffirmé leur contrôle sur le détroit, interdit selon eux aux « nations hostiles ». Cette fermeture, à l’origine d’une flambée des cours du pétrole, préoccupe la communauté internationale. Une trentaine d’États doivent d’ailleurs se concerter prochainement sur les modalités d’une future sécurisation du passage.
Sur le terrain, les affrontements se poursuivent sans relâche. L’armée israélienne a annoncé avoir intercepté des projectiles en provenance du territoire iranien, tandis que Téhéran a de nouveau été la cible de bombardements de grande ampleur. Les frappes israéliennes au Liban ont, selon les autorités locales, fait plus de treize cents victimes en un mois. Le Premier ministre israélien a toutefois indiqué que les opérations se poursuivraient, estimant que la campagne militaire n’était pas achevée.
Les répercussions économiques du conflit inquiètent au plus haut point les institutions financières internationales. Le directeur de la Banque mondiale a exprimé ses craintes concernant les effets durables sur l’inflation, l’emploi et la sécurité alimentaire à l’échelle mondiale. Malgré ces tensions, les marchés financiers ont affiché un certain optimisme en fin de journée, espérant une désescalade prochaine.
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