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Téhéran sous le feu : la télévision d’État iranienne ciblée par Israël

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L’escalade militaire entre Israël et l’Iran atteint un niveau inédit, avec des frappes ciblant les symboles du pouvoir à Téhéran, tandis que les civils des deux côtés paient un lourd tribut.

Un bâtiment de la télévision publique iranienne a été touché par une attaque israélienne lundi, provoquant une interruption brutale des programmes en direct. Les images diffusées par les médias locaux montrent une présentatrice quittant précipitamment le plateau alors que des débris s’effondrent autour d’elle. La chaîne a repris ses émissions après quelques minutes, mais les autorités iraniennes ont dénoncé un « crime de guerre ».

Cette frappe s’inscrit dans un conflit ouvert entre les deux pays, marqué par des échanges de tirs meurtriers depuis plusieurs jours. En représailles, l’Iran a lancé des missiles sur plusieurs villes israéliennes, causant d’importants dégâts matériels et des pertes humaines. Les services de secours s’affairent dans les décombres d’immeubles partiellement détruits à Tel-Aviv, Petah-Tikva et Haïfa.

Les frappes israéliennes, qui visent des installations militaires et nucléaires iraniennes, ont déjà fait plus de 200 morts en Iran, selon les bilans officiels. En retour, les attaques iraniennes ont coûté la vie à au moins 24 Israéliens. Le ministre israélien de la Défense a averti que les civils de Téhéran « paieraient le prix » des pertes subies par son pays, tandis que les Gardiens de la Révolution ont promis des représailles « plus dévastatrices ».

À Téhéran, la tension est palpable. Le Grand Bazar, cœur économique de la capitale, est fermé, et les rues sont désertes, à l’exception des files d’attente devant les stations-service. Les habitants, inquiets, se ruent sur les réserves d’eau et de nourriture. Les autorités ont transformé mosquées, écoles et stations de métro en abris anti-aériens pour protéger la population.

Cette confrontation directe, sans précédent dans son intensité, soulève des craintes quant à une escalade régionale. Alors que l’Iran accuse Israël de viser délibérément des infrastructures civiles, Tel-Aviv justifie ses frappes par la nécessité d’empêcher Téhéran d’acquérir l’arme nucléaire. Les déclarations belliqueuses des deux camps laissent peu d’espoir à un apaisement immédiat.

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