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Culture

Sète : une Saint-Pierre partiellement annulée qui débute cet après-midi

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©Ville de Sète

Pour la deuxième année consécutive, les festivités du Grand Pardon de la Saint-Pierre sont partiellement annulées. Claude Combas revient sur cette 73ème édition se déroulera du jeudi 29 juillet au lundi 2 août, malgré l’interdiction de plusieurs activités prévues.

Tandis que l’Amicale des pêcheurs Sète-Môle avait pris la précaution de décaler exceptionnellement les dates de la Saint-Pierre en espérant son bon déroulement, leurs espoirs s’amenuisent. En effet, les activités prévues ne pourront pas toutes avoir lieu en raison de la reprise de l’épidémie. Le tournoi de boules carrées, le bal, le feu d’artifice et le défilé du vendredi soir sont annulés. Les joutes (accès aux tribunes interdit), les manèges forains et la sortie en mer (accès sur pass sanitaire) sont toutefois maintenus. Pour assister aux joutes, les spectateurs investiront les quais ou les terrasses de restaurant.

Le tournoi de boules carrées, trop apprécié

Le tournoi de boules carrées est annulé en raison du nombre de personnes qu’il réunit : plus de 200. « Un tournoi de boules carrées est une bonne farce. Il commence par un tshirt avec un dessin de Topolino, continue avec un petit déjeuner, et finit par un challenge. Les règles sont tellement rigolotes que les gens ne viennent pas pour gagner mais pour participer et se faire plaisir. J’organise ces tournois pour que les gens deviennent acteurs de la fête et pas seulement spectateurs », explique Claude Combas, Président du Ski Club Sétois, en charge de l’organisation du tournoi de boules carrées.

Ce commerçant qui tient –La mauvaise réputation– un bar-restaurant sympathique sur le quai Maximin Licciardi conteste ces décisions incohérentes et contradictoires. « Je ne comprends pas quelles manifestations peuvent être maintenues et lesquelles requièrent d’être annulées. Le feu d’artifice est annulé tandis qu’il y a deux semaines, celui du 14 juillet a eu lieu. Les tournois de boules carrées se rapprochent de ceux de pétanque. Or, les concours de pétanque étant interdits, on ne va pas nous autoriser à mener le nôtre. On aurait pu l’adapter aux normes sanitaires mais si les autorités décident que le rassemblement n’est pas souhaitable, je ne vais pas m’y opposer. Je ne compte pas me battre contre des moulins à vent », précise-t-il.

« Face à la crise sanitaire, j’ai trois points de vue divergents. En tant qu’organisateur bénévole d’évènements, je suis triste de ne pas pouvoir mener ce tournoi farfelu qui apporte convivialité, rigolade et rend Sétois et touristes heureux. En tant que professionnel, je suis inquiet. Je ne sais pas si les restaurants et les bars vont continuer à être fréquentés, surtout ici où le virus circule beaucoup. De plus, les pass sanitaires sont une bonne initiative mais risquent d’affaiblir la fréquentation des établissements. Cependant, en tant que citoyen, je commence à être agacé », déclare-t-il.

Néanmoins, Claude Combas demeure optimiste. « Je pense que lorsque la vie reprendra son cours et que la Saint-Pierre reprendra normalement, les gens reprendront leurs habitudes et reviendront. Je ne crains pas que ces traditions perdent de l’ampleur », conclut-il.

Des animations maintenues

 La fête foraine ouvre aujourd’hui dès 15H et un tournoi de joutes prendra place à 18H sur le quai Maximin Licciardi.

Vendredi 30, des gerbes seront déposés en hommage aux disparus à 9H. François Commeinhes, le conseil municipal de Sète et l’Amicale des pêcheurs devrait aussi être présents aux alentours de 20H au village des pêcheurs à la crée aux poissons, sur le quai Maximin Licciardi, pour lancer les festivités.

Samedi 31, la flottille de pêche se pavoisera dès 8H. Le tournoi de joutes continuera à partir de 15H, toujours sur le quai Maximin Licciardi.

Dimanche 1er août, le rassemblement devant les Pénitents à 8H30 est maintenu. S’ensuivra le transfert de la statue de Saint-Pierre vers la Décanale Saint Louis et la grand-messe de Saint-Pierre. Pour assister à ces évènements, le port du masque sera obligatoire. La sortie en mer en hommage aux marins disparus débutera à 11H30. Vous pourrez embarquer uniquement sur présentation de votre pass sanitaire.

Enfin, Lundi 2 Août sera consacré aux joutes avec le critérium des écoles de joutes, quai Maximin Licciardi à 13H30 et un ultime tournoi à partir de 18H, au village des pêcheurs.

Notez que la chapelle des Pénitents accueillera l’exposition de J.L Delorme et d’Audrey Cavaillé les 30 et 31 juillet et le 2 août, entre 10 et 22H. Retrouvez le programme complet ici.

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Culture

Décès : La chanteuse Françoise Hardy est morte à l’âge de 80 ans

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Décès : La chanteuse Françoise Hardy est morte à l'âge de 80 ans

La chanteuse française Françoise Hardy est morte à l’âge de 80 ans, a annoncé son fils Thomas Dutronc mardi soir sur Facebook. L’icône des sixties à l’aura internationale était atteinte du cancer depuis 2004.

Avec le départ de Françoise Hardy, décédée à l’âge de 80 ans, c’est une artiste discrète, icône des sixties et figure de la chanson française à l’aura internationale, qui disparaît.

Son fils Thomas Dutronc a annoncé son décès mardi 11 juin au soir sur ses réseaux sociaux. « Maman est partie », a-t-il mis en ligne, avec une photo de lui enfant, auprès de sa mère. Dans le classement 2023 des 200 meilleurs chanteurs de tous les temps du magazine américain Rolling Stone, Françoise Hardy était l’unique représentante de la France.

Le cancer était apparu dans sa vie dès 2004, prenant plusieurs formes et lui faisant vivre un cauchemar. L’artiste avouait ainsi en 2023 qu’elle voulait « partir bientôt et de façon rapide, sans de trop grosses épreuves, comme l’impossibilité de respirer ». Elle s’affichait pro-euthanasie, déclarant : « Laisser quelqu’un d’incurable avoir des souffrances insupportables jusqu’à ce que mort s’ensuive est inhumain. »

Quels souvenirs resteront ? Son tube « Tous les garçons et les filles », sa voix délicate, le couple people intriguant qu’elle forma avec Jacques Dutronc… Mais pas seulement. C’était aussi l’ambassadrice d’une élégance française et pop à l’international, un « idéal féminin » pour Mick Jagger, figure fantasmée pour Bob Dylan ou David Bowie.

Tout commence donc en 1962 avec ce hit instantané – plus de deux millions d’exemplaires vendus – « Tous les garçons et les filles », qu’elle a écrit et composé, fait rare à l’époque. Elle a 18 ans, c’est son premier disque. Françoise Hardy, toute en contradictions, est là : elle perce en pleine vague yéyé, mais ne correspond pas vraiment à cette étiquette. Dans cette période insouciante, sa mélancolie tranche : « Oui mais moi, je vais seule par les rues, l’âme en peine / Oui mais moi, je vais seule, car personne ne m’aime. »

Son physique androgyne et sa retenue sont également loin des formes et de l’exubérance d’une Brigitte Bardot. Mais elle préfigure les mannequins longilignes qui envahiront bientôt les podiums. Et elle fait rapidement la Une des magazines, photographiée en France par son petit ami de l’époque, Jean-Marie Périer, à l’international par le célèbre William Klein. Elle a les cheveux longs, une frange – qu’elle gardera plus tard avec sa coupe à la garçonne – et porte à merveille les robes à lamelles, futuristes, signées Paco Rabanne.

Sa grande histoire d’amour s’appelle donc Dutronc, qui vient lui aussi de secouer les charts avec « Et moi, et moi, et moi » (1966). Ils auront un enfant, Thomas, lui-même devenu chanteur. Mais leur relation est source de désillusions entre les infidélités de l’auteur des « Playboys » – liaison avec Romy Schneider – et la distance qu’il impose à celle qui devient sa femme. Dans leur immeuble parisien, avant la séparation (sans divorce) ils vivent ainsi dans deux étages distincts…

Cette vie conjugale douce-amère imprègnera toute son œuvre, de « Message personnel », immense succès de 1973, composé avec Michel Berger, à « Personne d’autre », titre du dernier album éponyme en 2018. Parmi les autres pépites, on peut, entre autres, citer « Mon amie la rose » (1964) ou « Comment te dire adieu » écrit par Serge Gainsbourg (1968). Ce morceau est une adaptation de « It hurts to say goodbye » de l’Américaine Margaret Whiting. Mais c’est la version Hardy que reprendra sur une rythmique dance Jimmy Somerville, l’ancien leader de Bronski Beat, vingt ans plus tard.

L’album « La question », ovni réalisé avec la Brésilienne Tuca, est l’un des disques de chevet d’Étienne Daho, admirateur devenu ami de la chanteuse aux cheveux couleur neige, l’âge venu. « Le temps de l’amour » résonne dans le film « Moonrise Kingdom » de Wes Anderson et Morrissey, ex-leader de The Smiths ne passe pas une interview sans la citer. Pas mal pour une jeune Parisienne élevée avec sa sœur par une mère seule, qui n’a eu sa première guitare qu’à 16 ans et a poussé pour la première fois la porte d’une maison de disques après une petite annonce lue dans la presse.

« Toute ma vie, j’ai été à l’affût des belles mélodies. En écouter me met au septième ciel », confiait-elle en 2018. Les plus beaux thèmes mélodiques sont toujours mélancoliques ou romantiques. Elle disait aussi que chanter ne lui était pas naturel et a rapidement abandonné la scène.

Cette férue d’astrologie parlait sans détour de son cancer et de l’idée de la fin. « La mort n’est que celle du corps, lequel est d’essence matérielle. En mourant, le corps libère l’âme qui est d’essence spirituelle. Mais il n’en reste pas moins que la mort du corps est une épreuve considérable et je l’appréhende autant que tout le monde », exposait-elle.

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Francois Commeinhes achète pour 1,5M€ de statues malgré l’endettement de Sète Agglopôle

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Francois Commeinhes achète 1,5M€ dans des statues malgré l’endettement de Sète Agglopôle
©VilledeSète

Alors que Sète Agglopôle Méditerranée (SAM) doit emprunter quatre millions d’euros, Francois Commeinhes, président de la SAM, décide unilatéralement d’investir un million d’euros dans des statues sans consulter le conseil communautaire.

Tout augmente sur le territoire du bassin de Thau, et pour cause, il faut assumer le train de vie démesuré du maire sétois à la tête de la SAM. Alors que d’un côté le président de la SAM a dû faire un emprunt de quatre millions d’euros pour continuer de faire fonctionner l’agglomération [lire ici], de l’autre il dilapide l’argent public sans concertation. Lors des dernières décisions, la liste des quinze premiers bénéficiaires des commandes de statues, financées par de l’argent public pour un projet controversé, a enfin été révélée.

L’opération « 20 ans / 20 œuvres », lancée par François Commeinhes [lire ici], célèbre un anniversaire erroné puisque la SAM a été créée le 1er janvier 2017, suite à la fusion de Thau Agglo et de la Communauté de Communes du Nord du Bassin de Thau. En réalité, la SAM fête cette année son sixième anniversaire, et non pas son vingtième. Cependant, cela n’a pas empêché la mise en place d’un projet coûteux et critiqué pour vider les caisses publiques.

Parmi les artistes sélectionnés pour bénéficier de l’argent public et participer à la création des statues d’un anniversaire erroné, on trouve neuf hommes et six femmes. Les hommes choisis sont François LIGUORI, Robert COMBAS, Maxime LHERMET, Hervé DI ROSA, Pedro MARZORATI, André CERVERA, Jean DENANT, Richard DI ROSA et Bob VERSCHUEREN. Du côté des femmes, Chourouk HRIECH, Elise MORIN, Eve LA- ROCHE-JOUBERT, Agnès ROSSE, Françoise PETROVITCH et Victoria KLOTZ ont été sélectionnées.

Tous ces artistes bénéficieront de 100 000 € chacun, sur la seule décision du président de la SAM. Comment ces artistes ont-ils été sélectionnés, et par qui ? Les informations manquent cruellement de transparence. Selon le projet présenté, il reste à ce jour encore 500 000 € à distribuer dans les prochains jours. Le délai d’exécution de ce marché public est fixé au 31 décembre 2025, ce qui signifie que les œuvres seront présentées en pleine campagne municipale.

Il est à noter que le maire de Sète, Francois Commeinhes, attend une confirmation de la Cour de Cassation concernant ses cinq ans d’inéligibilité. Il n’est donc pas certain qu’il sera en fonction pour inaugurer ces œuvres. Les résidents du bassin de Thau continuent de supporter les conséquences financières de ces décisions controversées, sans visibilité sur une amélioration de la gestion budgétaire locale.

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Plateformes de streaming : 7 000 artistes réclament une meilleure rémunération

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Plateformes de streaming : 7 000 artistes réclament une meilleure rémunération

À la veille du Festival de Cannes, 7 000 acteurs signent une tribune pour dénoncer le non-respect de la loi sur la rémunération proportionnelle de leurs œuvres.

Alors que le Festival de Cannes s’apprête à ouvrir ses portes pour sa 77e édition, une tribune signée par 7 000 acteurs français fait grand bruit. Cette déclaration exprime le mécontentement des artistes face à la rémunération jugée insuffisante de leurs œuvres par les plateformes de streaming.

Parmi les signataires de cette tribune, des personnalités telles que Julie Gayet, Samuel Le Bihan, Benoît Magimel et Thierry Lhermitte réclament une application stricte de la loi du 12 mai 2021. Cette loi prévoit une rémunération supplémentaire proportionnelle au succès des œuvres diffusées sur les plateformes en ligne.

Trois ans après l’adoption de cette loi, les acteurs constatent qu’elle n’est toujours pas mise en application. Dans leur tribune, ils évoquent la possibilité d’un mouvement de grève similaire à celui ayant eu lieu à Hollywood, ayant entraîné des pertes considérables pour l’industrie cinématographique américaine.

Anne Bouvier, présidente de l’Adami, soutient cette initiative et appelle à un soutien gouvernemental pour faire respecter les droits des artistes. Elle souligne également une montée de la colère parmi les acteurs français, notamment ceux œuvrant dans les séries télévisées quotidiennes.

L’acteur et réalisateur Sam Karmann, dans une déclaration au Parisien, espère que la raison et la loi prévaudront, mais n’exclut aucune forme de mobilisation pour faire entendre les revendications des acteurs.

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