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Scrutin présidentiel sous tension au Cameroun

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L’annonce des résultats officiels du scrutin présidentiel intervient dans un climat de vives tensions, marqué par des manifestations et des incidents mortels.

Les résultats définitifs de l’élection présidentielle camerounaise doivent être proclamés ce lundi par le Conseil constitutionnel. Cette annonce officielle survient dans un contexte particulièrement tendu, après la mort de quatre personnes lors de rassemblements de soutien au candidat de l’opposition Issa Tchiroma Bakary. Ce dernier revendique la victoire face au président sortant Paul Biya, au pouvoir depuis quarante-trois ans.

Plusieurs centaines de sympathisans ont défié l’interdiction des rassemblements publics pour répondre à l’appel du leader du Front pour le salut national du Cameroun. Les heurts avec les forces de l’ordre ont provoqué la mort de quatre personnes à Douala, la capitale économique. Le gouverneur de la région du Littoral a fait état de plusieurs blessés parmi les forces de sécurité et a dénoncé des attaques contre des postes de gendarmerie et des commissariats.

Des témoins présents sur les lieux des affrontements ont rapporté l’utilisation de tirs à balles réelles par les forces de l’ordre, après des salves de gaz lacrymogènes. Des douilles d’armes à feu ont été exhibées par des manifestants qui affirment les avoir récupérées aux abords de la gendarmerie de Nkoulouloun. Les autorités locales ont qualifié d’irresponsables les appels à manifester et condamné fermement ces actes de violence qu’elles considèrent comme une atteinte grave à l’ordre public.

Dans plusieurs villes du pays, dont Yaoundé et Garoua, fief du candidat de l’opposition, des rassemblements ont été dispersés par les forces de l’ordre. Le ministre de l’Administration territoriale a estimé que ces manifestations créaient les conditions d’une crise sécuritaire et participaient à un projet insurrectionnel. Deux responsables politiques de la coalition soutenant Issa Tchiroma ont été interpellés à leur domicile.

Parallèlement, d’importantes perturbations dans l’accès à Internet ont été constatées, susceptibles de limiter la couverture médiatique des événements. Le Conseil constitutionnel, dont les membres sont considérés comme proches du président sortant, procède à l’examen des résultats quinze jours après le scrutin, conformément au calendrier électoral. L’institution a rejeté l’ensemble des recours déposés contre le processus électoral.

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