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Sarajevo étouffe sous un épais manteau de pollution

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Pour la deuxième journée consécutive, la capitale bosnienne enregistre les pires niveaux de pollution atmosphérique au monde, contraignant les autorités à décréter l’état d’alerte.

La ville de Sarajevo affronte un épisode de pollution d’une intensité exceptionnelle. Les relevés des capteurs internationaux placent la métropole en tête des agglomérations les plus touchées par la dégradation de la qualité de l’air. Cette situation a conduit à l’activation des mesures d’urgence par les pouvoirs publics.

La configuration géographique de la cité, nichée au creux d’un bassin montagneux, favorise l’accumulation des polluants. Ce phénomène est amplifié par des conditions météorologiques spécifiques, où une couche d’air chaud emprisonne l’air froid au niveau du sol, empêchant la dispersion des émissions. Les principales sources de cette pollution demeurent le chauffage résidentiel, souvent alimenté au bois ou au charbon, ainsi que le trafic automobile.

Les concentrations de particules fines, ces composés microscopiques capables de pénétrer profondément dans l’organisme, ont atteint des seuils critiques. Les valeurs enregistrées dépassent de très loin les recommandations sanitaires internationales pour l’exposition quotidienne. L’indice de qualité de l’air a été classé dans la catégorie la plus défavorable, traduisant un risque sanitaire majeur pour l’ensemble de la population.

Les données collectées ces derniers jours indiquent des niveaux record pour la saison hivernale. Les moyennes journalières observées sur plusieurs sites de mesure excèdent largement les limites réglementaires. Cette crise atmosphérique s’inscrit dans un contexte national préoccupant, où l’impact sanitaire de la pollution reste l’un des plus élevés du continent européen.

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