Monde
Rob Jetten, du stade à l’hémicycle
Le leader centriste néerlandais a transformé son parcours d’ancien athlète en atout politique, conduisant son parti à une victoire électorale inattendue face à l’extrême droite.
L’ascension politique de Rob Jetten s’apparente à une course bien menée. Celui qui guidait jadis les entraînements de la championne olympique Sifan Hassan a reproduit en politique la fulgurante accélération qui caractérise les victoires sportives. À trente-huit ans, le chef du parti D66 a remporté les élections législatives anticipées, devançant le dirigeant d’extrême droite Geert Wilders selon les estimations publiées mercredi.
Son approche positive et son énergie communicative ont marqué une campagne où il a su éviter les écueils du négativisme ambiant. « Nous avons choisi d’incarner une alternative constructive face au climat morose qui prévaut depuis plusieurs années », a-t-il expliqué. Européen convaincu, le politicien affirme que l’avenir des Pays-Bas passe par un engagement renforcé au sein de l’Union européenne.
Son parcours politique témoigne d’une progression rapide. Élu député à trente ans, il prend la tête du D66 un an plus tard, devenant le plus jeune dirigeant de l’histoire du parti. Ses débuts furent pourtant marqués par une image rigide, lui valant le surnom de « Robot Jetten » en raison de son style formel et de ses formulations trop préparées. Une métamorphose s’opère lorsqu’il délaisse ses lunettes après une opération laser et adopte une posture plus décontractée.
Le hasard du calendrier a contribué à son succès. Sa participation enregistrée au printemps à un jeu télévisé populaire fut diffusée pendant la campagne, révélant au public une personnalité cultivée et accessible. « J’étais un véritable intello à douze ans », reconnaît celui qui dévorait déjà deux journaux quotidiens avant d’aller en cours.
Originaire d’Uden dans le sud du pays, Rob Jetten a étudié les sciences administratives avant de travailler comme conseiller pour l’opérateur ferroviaire national. Son compagnon, le joueur de hockey argentin Nicolás Keenan, partagera sa vie lors d’un mariage prévu en Espagne l’été prochain.
Enfant, il rêvait de carrière sportive avant d’envisager la restauration comme vocation. C’est finalement en politique que s’est révélé son véritable talent, le conduisant au poste de ministre de l’Énergie et du Climat entre 2022 et 2024. Après un recul électoral en 2023, son parti opère un rebond en adoptant une ligne plus pragmatique, moins centrée sur les enjeux climatiques alarmistes.
Dès le lancement de sa campagne, le leader centriste a exclu toute alliance avec Geert Wilders, qualifiant ce dernier de « tyran de cour de récréation ». Une position ferme qui n’a pourtant pas nui à sa percée électorale, confirmant sa capacité à tracer sa propre voie dans le paysage politique néerlandais.
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