Monde
Renaissance d’un hameau moldave par l’attrait de ses maisons semi-enterrées
Dans un village moldave confronté à l’exode rural, quelques habitants s’appuient sur un patrimoine architectural singulier et des coutumes ancestrales pour susciter un nouvel élan et attirer les visiteurs.
À Rogojeni, une localité rurale du nord de la Moldavie, le paysage est marqué par des habitations basses aux allures insolites. Ces constructions de pierre, partiellement enfouies dans le relief, sont surnommées localement « basti ». Leur porte d’entrée, si basse qu’il faut se courber pour la franchir, leur vaut le surnom de « village des hobbits » auprès de certains visiteurs. Cette singularité architecturale est aujourd’hui au cœur d’une démarche visant à enrayer le déclin démographique qui affecte la commune.
Le maire du village, Ruslan Groza, constate avec inquiétude la diminution constante de la population. Alors que plusieurs centaines de personnes résidaient encore sur place il y a quelques décennies, la commune ne compte plus qu’une trentaine d’administrés. Face à cette situation, les autorités locales misent sur la valorisation du patrimoine et le développement d’une activité touristique pour redynamiser les lieux. La rénovation d’une de ces maisons traditionnelles, transformée en musée et ouverte au public en 2020, constitue une première étape.
L’initiative semble porter ses premiers fruits. Des visiteurs, parfois venus de loin, se rendent à Rogojeni pour découvrir ces habitations et les traditions qui y sont associées. Lors des fêtes de fin d’année, suivant le calendrier julien, des rituels ancestraux sont mis en scène. La préparation d’un cochon rôti selon des méthodes traditionnelles, ou la dégustation de plats typiques comme la polenta au fromage de brebis dans l’atmosphère intimiste d’une « basca », offrent une expérience immersive aux hôtes de passage.
Parallèlement, l’épouse du maire, Mariana Groza, œuvre à la préservation du patrimoine immatériel. Elle anime un atelier consacré à la broderie et aux costumes traditionnels, dont elle promeut les réalisations sur les réseaux sociaux. Avec d’autres habitantes, dont des personnes âgées, elle perpétue également un répertoire de chants folkloriques. Ces manifestations culturelles, organisées devant la maison-musée, participent à créer une animation et à transmettre la mémoire du lieu.
Les résidentes les plus anciennes, comme Maria Ardeleanu, témoignent avec nostalgie de l’effervescence passée du village et du dépeuplement actuel. Elles deviennent cependant des passeuses volontaires, expliquant aux curieux les particularités de la vie dans une maison semi-enterrée, fraîche en été et naturellement bien isolée en hiver. Pour ces habitantes, partager ces savoir-faire et ces coutumes est une manière de lutter contre l’oubli et de donner un avenir à leur communauté, en espérant que cet héritage unique saura retenir l’attention bien au-delà des frontières du hameau.
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