Nous rejoindre sur les réseaux

Culture

Quatre suspects incarcérés dans l’affaire du vol au Louvre

Article

le

Deux nouvelles mises en examen ont été prononcées samedi dans le dossier du cambriolage survenu en octobre au musée du Louvre, portant à quatre le nombre de personnes écrouées dans cette enquête d’envergure.

Un homme de 37 ans et une femme de 38 ans ont été déférés devant la justice ce samedi. Le premier est soupçonné d’avoir participé au commando de quatre individus qui a dérobé des bijoux dans la galerie d’Apollon le mois dernier. La seconde est poursuivie pour complicité. Tous deux ont été placés en détention provisoire, a indiqué le parquet de Paris.

Lors de leurs auditions, les deux mis en cause ont nié toute implication dans les faits qui leur sont reprochés. L’homme, déjà connu des services judiciaires pour des antécédents liés au vol, a requis un débat différé devant le juge des libertés et de la détention. Son incarcération a été motivée par les risques de concertation avec d’autres personnes impliquées et de trouble à l’ordre public.

La femme, résidant à La Courneuve, a manifesté son inquiétude pour sa situation personnelle et celle de ses enfants lors de son passage devant le magistrat. Son avocat a souligné qu’elle contestait fermement les accusations portées contre elle. La décision de son placement en détention a été prise conformément aux réquisitions du ministère public.

Ces deux nouvelles mises en examen s’ajoutent à celles prononcées mercredi soir à l’encontre de deux hommes de 34 et 39 ans, interpellés il y a une semaine. Ces derniers, originaires d’Aubervilliers, avaient reconnu de manière limitée leur participation aux événements. L’un d’eux a été arrêté à l’aéroport de Roissy alors qu’il tentait de se rendre en Algérie.

Les investigations se poursuivent pour identifier le quatrième membre présumé du commando, ainsi que les éventuels commanditaires. Les bijoux dérobés, d’une valeur estimée à plusieurs dizaines de millions d’euros, n’ont toujours pas été retrouvés. Le ministre de l’Intérieur a toutefois exprimé sa confiance dans la capacité des enquêteurs à les localiser, tout en écartant l’hypothèse d’une ingérence étrangère.

Par ailleurs, trois autres individus interpellés mercredi dans le cadre de cette affaire ont été remis en liberté sans poursuites. Leurs conseils ont comparé les méthodes d’interpellation à des « filets dérivants », une pratique qu’ils estiment caractéristique des enquêtes visant la grande délinquance.

Ce vol a par ailleurs mis en lumière des lacunes importantes dans le dispositif de sécurité du musée. Une enquête administrative a relevé une sous-évaluation structurelle des risques d’intrusion, des équipements de protection insuffisants et des protocoles de réaction inadaptés. La ministre de la Culture a annoncé la mise en œuvre de mesures correctives pour remédier à ces faiblesses.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus