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France

Présidentielle 2022 : Blanquer brûlé par le soleil d’Ibiza, Montebourg s’éclipse

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Il regrette « la « symbolique »: Jean-Michel Blanquer a fait amende honorable, mardi, d’avoir passé ses vacances à Ibiza alors que se décidait le protocole sanitaire dans les écoles, une nouvelle épreuve pour la majorité en vue de la présidentielle à laquelle Arnaud Montebourg va définitivement renoncer.

« Il se trouve que le lieu que j’ai choisi, j’aurais dû en choisir sans doute un autre. La symbolique, je la regrette », a lancé le ministre de l’Education nationale lors des questions au gouvernement à l’Assemblée.

Il a reconnu dans la soirée sur TF1 « peut-être un peu une erreur », ajoutant toutefois refuser de servir de « bouc-émissaire » à ses détracteurs. Il a souligné qu’avoir défendu « l’école ouverte » l’avait exposé à « beaucoup d’adversité.

Depuis lundi soir, l’opposition déplore « une image désastreuse » après les révélations de Mediapart quant aux vacances de M. Blanquer juste avant la rentrée scolaire.

Cinq jours seulement après la mobilisation massive des enseignants, l’affaire tombe mal pour la majorité à l’approche de la présidentielle, d’autant qu’elle a fait de l’éducation l’un des principaux marqueurs de son quinquennat.

Le Premier ministre Jean Castex a pris la défense de son ministre, estimant que l’appareil d’Etat avait « fonctionné ». Mais le soutien est loin d’être unanime au sein de la majorité présidentielle.

Se rendre, en pleine crise sanitaire et au moment d’annoncer un nouveau protocole controversé dans les écoles, sur une île associée à la fête et la jet-set, « ce n’est pas le truc le plus malin du monde, alors qu’il a l’un des plus gros bilans en cinq ans », soupire un membre du gouvernement.

« Le problème c’est Ibiza: dans notre inconscient on l’imagine aux manettes (d’une platine) et en train de danser », critique une cadre de la majorité.

Selon une source au sein de l’exécutif corroborant une information de Politico, le directeur de cabinet du Premier ministre, Nicolas Revel, avait déconseillé à M. Blanquer de se rendre aux Baléares au vu du contexte.

L’épisode pourrait-il sceller le sort de M. Blanquer alors qu’une nouvelle grève se profile à l’horizon?

« Tout dépend de la manif de jeudi, la mobilisation qui va donner le +la+ », a répondu mardi une source au sein de l’exécutif, disant en outre ne pas noter « un soutien appuyé du gouvernement » à M. Blanquer, pourtant proche de Brigitte Macron.

La manifestation n’a en tout cas pas reçu l’autorisation du préfet de Paris qui affirme que la déclaration a été déposée trop tard.

Montebourg renonce

A gauche, LFI a appelé à la démission, à l’unisson du candidat écologiste Yannick Jadot qui dénonce le « mépris » et l' »irresponsabilité » du ministre, quand Anne Hidalgo préfère s’attaquer à Emmanuel Macron, selon elle « responsable de cette situation ».

A droite, on raille « une image désastreuse au moment même où les parents et enseignants se débattent avec un protocole inapplicable », a commenté la députée LR Annie Genevard tandis que Marine Le Pen a brocardé « la désinvolture » du ministre.

La polémique pourrait-elle être éclipsée par le retrait du jour, celui d’Arnaud Montebourg? Le chantre de la « remontada », largué dans les sondages, doit annoncer mardi ou mercredi dans une vidéo qu’il quitte la course à l’Elysée, selon ses proches, sans pour autant se rallier à l’un de ses (ex-)concurrents, après une campagne qui n’aura jamais vraiment décollé.

« Jumeaux »

Le pataquès Blanquer intervient inopportunément à la veille du discours qu’Emmanuel Macron doit prononcer mercredi devant le Parlement européen à Strasbourg.

Voulu à l’Elysée comme l’un des temps forts de la présidence française semestrielle de l’UE, mais aussi de la future campagne du chef de l’Etat en vue de sa réélection, le discours donne aussi l’occasion à ses opposants de se positionner sur ce sujet clivant.

L’écologiste Yannick Jadot, eurodéputé depuis 2019, sera dans l’hémicycle strasbourgeois. Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon ont, eux, présenté dès mardi leur propre vision de l’UE.

La première a fustigé « les jumeaux Macron-Pécresse », des « européistes » auxquels elle oppose son projet « d’une alliance européenne des nations ».

Valérie Pécresse était la première invitée d’une nouvelle émission politique sur BFM-TV, présentée par Jean-Jacques Bourdin, qui est visé par une enquête pour agression sexuelle. La candidate LR a conditionné sa participation à un « propos introductif » concernant cette affaire, ce qui a été accepté par la chaîne, a assuré son entourage.

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Europe

Européennes: Manon Aubry (LFI) dénonce le « racket social » du gouvernement

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Européennes: Manon Aubry (LFI) dénonce le "racket social" du gouvernement

À Montpellier ce dimanche, Manon Aubry, tête de liste des Insoumis aux élections européennes, a vivement critiqué ce qu’elle a qualifié de « racket social » perpétré par le gouvernement.

Lors d’un meeting à Montpellier dimanche, Manon Aubry, tête de liste des Insoumis aux élections européennes, a vivement critiqué ce qu’elle a qualifié de « racket social » perpétré par le gouvernement. Elle a appelé à faire des élections du 9 juin un « référendum contre ces nouvelles règles d’austérité ».

Manon Aubry a vivement critiqué les politiques d’austérité imposées par l’Union européenne et mises en œuvre par le gouvernement français. Elle a également accusé une alliance entre macronistes, la droite et les socialistes d’avoir voté en faveur d’un pacte asile-immigration qu’elle qualifie d' »infâme ».

De plus, elle a qualifié le programme du Rassemblement National de « vide sidéral », reprochant à leur tête de liste, Jordan Bardella, de ne pas avoir déposé suffisamment d’amendements lors de son mandat au Parlement européen.

Manuel Bompard, coordinateur national de LFI, a également pris la parole pour critiquer le candidat des socialistes, Raphaël Glucksmann, l’accusant de vouloir « une élection sans le peuple pour préparer le retour de François Hollande ».

Le meeting a également été marqué par les propos de Rima Hassan, militante franco-palestinienne controversée, appelant à mettre fin à l’accord d’association entre l’UE et Israël, conditionné selon elle au respect des droits humains.

Ce meeting à Montpellier, ville où Jean-Luc Mélenchon avait obtenu un fort soutien lors de la présidentielle de 2022, a rassemblé environ 1 000 personnes selon les organisateurs. Depuis leur premier meeting à Villepinte le mois dernier, les Insoumis ont prévu 60 réunions publiques à travers la France.

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France

Emmanuel Macron condamne fermement l’attaque de l’Iran contre Israël

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Emmanuel Macron condamne fermement l'attaque de l'Iran contre Israël

Emmanuel Macron a « condamné avec la plus grande fermeté l’attaque sans précédent lancée par l’Iran contre Israël » et appelé « à la retenue » les parties prenantes, dans un message publié dimanche sur X.

Le président français, Emmanuel Macron, a réagi avec fermeté à l’attaque lancée par l’Iran contre Israël, la qualifiant d’ « attaque sans précédent » qui risque de déstabiliser la région. Dans un message publié sur X dimanche, il a exprimé sa solidarité avec le peuple israélien et a réaffirmé l’engagement de la France envers la sécurité d’Israël et la stabilité régionale. Macron a également appelé toutes les parties impliquées à faire preuve de retenue.

L’Iran a lancé plus de 200 drones et missiles contre Israël dans la nuit de samedi à dimanche, en représailles à une frappe contre son consulat à Damas. Cependant, l’armée israélienne a affirmé que cette attaque avait été « déjouée ».

Le G7, dont la France est membre, tiendra une réunion en vidéo-conférence dimanche après-midi pour discuter de cette attaque. Le gouvernement italien, président actuel du G7, a souligné la nécessité d’éviter une escalade militaire et de promouvoir la prudence. Le Conseil de sécurité de l’ONU tiendra également une réunion d’urgence, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, ayant qualifié cette situation d' »escalade grave ».

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France

#MeToo des armées: la France lance une mission d’inspection sur les violences sexuelles

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#MeToo des armées: la France lance une mission d'inspection sur les violences sexuelles

Le ministère français des Armées a lancé une mission d’inspection sur les violences sexuelles dans ses rangs après une série de témoignages d’abus alimentant un #MeToo de l’institution militaire.

Le ministère français des Armées a initié une mission d’inspection pour enquêter sur les violences sexuelles au sein de ses rangs, suite à une série de témoignages faisant état d’abus, alimentant un #MeToo au sein de l’institution militaire.

La mission vise à améliorer « l’ensemble des mesures de prévention, de protection des victimes et de sanction des agresseurs », ont annoncé le ministre Sébastien Lecornu et la secrétaire d’État aux Anciens Combattants Patricia Miralles dans une tribune commune parue dans le quotidien Le Monde.

Par ailleurs, les ministres ont précisé qu’à partir de maintenant, « chaque fois qu’il existe une suspicion de viol ou d’agression sexuelle présentant un caractère suffisant de vraisemblance, la personne mise en cause sera systématiquement suspendue de ses fonctions ».

La mission rendra ses conclusions fin mai. Une instruction ferme en ce sens a été envoyée par le ministère à tous les commandements le 26 mars.

Les violences sexuelles « sont des actes contre la cohésion militaire, contre la fraternité d’armes, c’est d’autant plus insupportable dans les armées », a déclaré le contrôleur général des Armées, chef de la cellule « Themis ».

La députée Laetitia Saint-Paul, par ailleurs capitaine dans l’armée de Terre, a reçu une vingtaine de témoignages de victimes présumées en une semaine sur sa boîte mail parlementaire après la publication du témoignage de Manon Dubois, victime d’agressions sexuelles lorsqu’elle travaillait dans la Marine.

La mission d’inspection aura également pour objectif de « rendre plus efficace encore » le fonctionnement de la cellule « Thémis ».

En 2023, 167 signalements pour violences sexuelles ou sexistes ont été adressés à la hiérarchie militaire et 59 à Thémis, soit un total de 226 cas ayant fait l’objet d’une enquête administrative au sein des armées, selon le ministère.

Sur ces 226 cas, « la moitié » a fait l’objet de sanctions disciplinaires et 150 ont fait ou font l’objet de poursuites en justice. Un tiers relèvent du harcèlement, un tiers d’agressions, 12% de viols et le reste d’outrages sexistes, selon la même source.

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