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Planète : Les premières images du télescope James Webb inaugurent une nouvelle ère d’exploration

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La Nasa a révélé mardi la totalité des premières images du plus puissant télescope spatial jamais conçu, James Webb, d’époustouflants clichés en couleur marquant le début des opérations scientifiques de cet observatoire, attendu depuis des années par les astronomes du monde entier.

Après une première photographie publiée la veille, quatre nouvelles observations ont été dévoilées une à une lors d’un direct d’une heure: de magnifiques images de nébuleuses illustrant le cycle de vie des étoiles, l’analyse de l’atmosphère d’une exoplanète, et le cliché de galaxies en collision.

« Chaque image est une nouvelle découverte », a déclaré le patron de la Nasa Bill Nelson, depuis le centre spatial Goddard, près de Washington, où une foule de responsables des agences spatiales américaine et européenne, ainsi que de scientifiques, était réunie pour l’événement. Chacune offre « à l’humanité une vue de l’Univers que nous n’avons jamais vue auparavant ».

Ces clichés avaient jusqu’ici soigneusement été tenu secrets. Le but: à la fois impressionner le grand public par leur beauté, mais aussi démontrer à la communauté scientifique toute la puissance des instruments embarqués.

« Ce n’est que le début », a rappelé Amber Straughn, astrophysicienne à la Nasa. « Dans les semaines et mois à venir, les scientifiques prendront le temps de se plonger dans toutes ces données. »

Les images les plus impressionnantes sont peut-être celles — du fait de leurs détails et de leurs magnifiques contrastes de bleu et d’orange — de deux nébuleuses, de gigantesques nuages de gaz et de poussières, situées dans la voie lactée, notre galaxie.

La nébuleuse de la Carène, à environ 7.600 années-lumière, est une pépinière d’étoiles. Le cliché en montre des centaines n’ayant jamais été vues auparavant, mais aussi des galaxies à l’arrière-plan et des structures encore inconnues.

La nébuleuse de l’anneau austral, à 2.000 années-lumière, est elle un immense nuage de gaz entourant une étoile mourante. Pour la première fois, une deuxième étoile en fin de vie y apparaît clairement.

James Webb fonctionnant dans l’infrarouge, une longueur d’onde imperceptible aux yeux humains, les couleurs ont été « traduites » dans des couleurs visibles.

« Exceptionnel »

Autre cible révélée: le Quintette de Stephan, un groupement compact de galaxies. Cinq sont visibles au total sur cette spectaculaire image, dont quatre interagissent dans une véritable danse gravitationnelle. Deux sont en train de fusionner.

L’image contient également un trou noir, qui ne peut lui-même être vu, mais qu’on devine grâce à la matière aspirée autour de lui.

Le dernier objet cosmique dont l’observation a été publiée mardi est une exoplanète, c’est-à-dire une planète en orbite autour d’une autre étoile que notre Soleil, l’un des principaux axes de recherche de James Webb.

Elle n’a, à proprement parler, pas été photographiée, mais analysée par spectroscopie, une technique utilisée pour déterminer la composition chimique d’un objet lointain. En l’occurrence, WASP-96 b, une planète géante composée essentiellement de gaz.

L’analyse de la lumière traversant son atmosphère lorsqu’elle passe devant son étoile a permis d’y trouver la présence d’eau, a déclaré la Nasa. Le mythique télescope spatial Hubble avait déjà détecté de l’eau dans l’atmosphère d’exoplanètes par le passé, mais l’observation de James Webb est bien plus fine.

Lundi, une première image prise par le télescope, illustrant les temps lointains du cosmos, avait été dévoilée en présence du président américain Joe Biden, qui a salué un moment « historique ».

Le cliché, qui fourmille de détails, montre des galaxies formées peu après le Big Bang, il y a plus de 13 milliards d’années.

Partout, les experts se sont dits soufflés par la qualité des clichés.

« Que ça marche, c’est normal, mais aussi bien, c’est exceptionnel », a réagi Pierre-Olivier Lagage, responsable de l’un des quatre instruments scientifiques embarqués. « C’est un tel bond en avant qu’on va avoir des surprises », a-t-il prédit.

Collaboration internationale

« Les images sont merveilleuses », s’est aussi réjoui le cosmologiste John Mather, prix Nobel de physique et l’un des pères scientifiques de la mission. « Et elles sont pleines de découvertes et de science. »

L’une des missions principales de James Webb, bijou d’ingénierie d’une valeur de 10 milliards de dollars, est l’exploration du tout jeune Univers.

James Webb a été lancé dans l’espace il y a environ six mois, le jour de Noël, depuis la Guyane française par une fusée Ariane 5. En projet depuis les années 1990, il est posté à 1,5 million de kilomètres de la Terre, avec assez de carburant pour fonctionner pendant 20 ans.

Quelque 20.000 personnes ont travaillé à sa réalisation à travers le monde, en faisant une immense collaboration internationale.

Des chercheurs du monde entier ont réservé du temps d’observation avec James Webb, dont le programme pour sa première année de fonctionnement a déjà été minutieusement déterminé par un comité de spécialistes, et rendu public.

L’Univers « a toujours été là », a souligné Jane Rigby, du centre spatial Goddard. « Il nous fallait seulement construire un télescope pour aller voir ce qui s’y trouve. »

Planète

Pénurie d’eau : Christophe Béchu dévoile les contours du plan national anti-sécheresse

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Pénurie d’eau : Christophe Béchu dévoile les contours du plan national anti-sécheresse

Le ministre de la Transition écologique veut réduire la consommation d’eau. « Il faut s’habituer à la fin d’abondance, y compris pour l’eau », insiste-t-il.

Après « Tous Anti Covid » pendant la crise sanitaire et « Écowatt » pour faire le point sur les risques de pénurie d’électricité, le ministre de la Transition écologique indique travailler sur un système similaire pour lutter contre les pénuries d’eau.

Dans une interview au Parisien, Christophe Béchu estime qu’« il y aura un avant et un après l’été 2022’ », où la France a été confrontée de plein fouet aux conséquences du réchauffement climatique, entre canicule, feux de forêt et cours d’eau asséchés. « La quasi-totalité des départements ont été touchés par des mesures de restriction et 700 communes ont connu des difficultés d’approvisionnement en eau potable », précise le ministre de la Transition Écologique.

Pour limiter les dégâts d’une telle sécheresse, il mise donc en partie sur le bon vouloir de chacun. Avec ses équipes, il dit « avancer sur une forme d’’Ecowatt’ de l’eau, sur lequel on trouvera l’état des tensions dans le secteur où on se trouve ». L’application donnera aussi « des conseils simples » pour limiter sa consommation en eaux « car beaucoup de Français sont prêts à agir. »

Pour rappel, l’application Écowatt a été mise en place par le gouvernement dans le courant de l’automne pour anticiper les baisses d’électricité, identifier les zones concernées et encourager à modifier les comportements.

« Il faut s’habituer à la fin d’abondance, y compris pour l’eau »

« Il nous manque un dispositif d’information en temps réel et à une adresse précise via une appli ou un site Internet, assure Christophe Béchu. Comme ce genre d’épisodes va se reproduire, il faut mener des analyses toute l’année afin d’affiner les prévisions… et de prendre des restrictions, dès qu’elles sont nécessaires, bien avant le début de l’été. » Il précise parler de restrictions sur des plages horaires plutôt que sur des journées complètes.

« De toute façon, il faut s’habituer, comme l’a expliqué le président, à la fin d’abondance, y compris pour l’eau », insiste le ministre. Le « premier objectif » est de « diminuer d’un peu plus de 10 % le volume d’eau prélevée dans nos sous-sols d’ici la fin du quinquennat. Soit une baisse de 4 milliards de mètres cubes sur un total de 33 captés chaque année », indique-t-il.

Outre l’appel à la responsabilité de chacun, le ministre entend aussi améliorer la gestion de la ressource d’ici 2026, en partageant la tâche entre plusieurs communes et non plus individuellement. Cette gestion partagée et une meilleure « responsabilisation des acteurs locaux » permettraient par exemple selon lui de réduire les pertes d’eau potable dans la nature causée par des réseaux de canalisations défectueux ou vétustes. Selon les territoires, cela représente des pertes de 5 à 70 %.

Le recours plus développé aux eaux usées ou faiblement polluées est aussi à l’étude. « Aujourd’hui, un particulier ne peut pas alimenter ses toilettes avec de l’eau de pluie, il faut de l’eau potable. On peut donc imaginer que la réglementation évolue sur ce point », évoque Christophe Béchu, sans davantage de précisions

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Bassin de Thau

Sète / Bancs Publics : un rassemblement à 18h en présence de José Bové

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©BancsPublics

Le collectif Bancs Publics appelle à un rassemblement ce mercredi à 18h. La présence de José Bové est annoncée par l’organisation.

Le collectif reste très actif malgré l’autorisation donnée par le préfet de l’Hérault le 13 janvier dernier, à propos de l’arrachage des 52 tilleuls de la place Aristide Briand.

Alors que le collectif a déposé un nouveau référé en suspension pour contester cette autorisation devant le tribunal administratif, il tiendra à 18h un rassemblement pour faire entendre la voix des bénévoles avec un renfort de poids qui est annoncé par les organisateurs. En effet, les organisateurs annoncent la présence de José Bosé parmi les manifestants.

« La mobilisation générale est indispensable ce mercredi (…). Nous aurons le soutien et la présence de José Bové pour que cette manifestation démontre aux pouvoirs publics que l’arrêté préfectoral autorisant l’arrachage des arbres est une démission irresponsable. Il faut empêcher que la place du kiosque devienne une « Zone de Crime Climatique ». Venez très très nombreuses et nombreux », écrit le collectif.

Dans ce nouveau référé déposé par les bénévoles pour faire suspendre cette décision d’arrachage des tilleuls de la place, le collectif explique avoir noté « plusieurs erreurs évidentes » à l’intérieur de la procédure.

Cette manifestation organisée ce soir avec la présence de José Bové, arrive une semaine après la tenue d’une assemblée générale qui a réuni plus de 300 personnes. C’était l’occasion pour le collectif de faire le plein, « avec un record du nombre d’adhésions », précise un membre du collectif. « Nous allons continuer d’informer la population face à la démission des services de l’État », ajoute-t-il.

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France

Des militants écologistes recouvrent la façade de Matignon de peinture orange

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En pleine rentrée gouvernementale, les portes du lieu de travail de la Première ministre Élisabeth Borne ont été en partie recouvertes de peinture orange.

Deux personnes, des « soutiens » du collectif écologiste Dernière rénovation, ont lancé de la peinture orange sur les portes de l’Hôtel de Matignon, à Paris, en pleine rentrée gouvernementale, ce mercredi 4 janvier.

Une vidéo partagée par le collectif montre les deux personnes, en T-shirt blanc, maîtrisées par des membres des forces de l’ordre devant Matignon, dont les portes sont en partie recouvertes de peinture orange.

La peinture, fidèle aux couleurs du mouvement de désobéissance civile, a rapidement pu être enlevée au karcher par un employé de l’Élysée.

« L’État n’a rien fait » contre le dérèglement climatique

Quelques minutes avant de passer à l’action, un des deux militants a détaillé les raisons de son action, « Après la condamnation en justice de l’État, le gouvernement n’a toujours rien fait pour réparer les dégâts causés par le dérèglement climatique », a ainsi expliqué l’activiste.

En octobre 2021, la justice avait en effet donné raison à quatre ONG rassemblées sous la bannière « l’Affaire du siècle » en condamnant l’État français à réparer ses engagements non tenus de baisse des émissions de gaz à effet de serre.

Situé en face du palais de l’Élysée, Matignon est la résidence officielle et le lieu de travail de la Première ministre Élisabeth Borne. En ciblant ce lieu, le « soutien » de Dernière Rénovation cité plus haut indique vouloir désigner « qui sont les coupables » de la crise climatique, à savoir « les gouvernements, et notamment le gouvernement français », selon lui.

« Face à une action climatique de façade, la jeunesse repeint la façade de Matignon », revendique Dernière rénovation sur Twitter, indiquant vouloir « forcer à agir un gouvernement doublement condamné par la justice française et officiellement hors-la-loi depuis le 31 décembre 2022. »

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