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Faits Divers

Piste criminelle après un incendie à Marseille qui a fait trois morts

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Trois Nigérians ont péri samedi dans l’incendie d’un immeuble squatté de Marseille et un enfant est entre la vie et la mort, les enquêteurs s’orientant vers une piste criminelle sur fond de tensions entre squatteurs et trafiquants de drogue dans ce quartier déshérité.Les faits se sont produits peu après 05H00 du matin dans la cité HLM « Les Flamants », dans un bloc de l’immeuble largement squatté par des migrants nigérians et où il ne restait qu’un locataire.

« Nous avons au moins l’existence de deux départs de feu, l’un au sixième étage, l’autre dans la cage d’escalier. Ce qui nous fait partir sur une piste criminelle », a déclaré Dominique Laurens, procureure de Marseille lors d’un point presse.

L’incendie s’est rapidement propagé par les gaines techniques. Mais il n’a pas atteint les appartements qui sont « indemnes de pénétration de fumée ». Les victimes auraient donc « totalement paniqué » voyant que la cage d’escalier était hors d’usage, a raconté la procureure.

Les marins-pompiers, prévenus à 05H23 sont arrivés six minutes plus tard. Mais cinq personnes se sont défenestrées: trois hommes de 20 à 30 ans de nationalité nigériane sont décédés et deux autres sont hospitalisés en urgence absolue. Un enfant de deux ou trois ans est très gravement brûlé. Neuf autres personnes sont plus légèrement blessées, selon le bilan du parquet.

Des draps noués pendant sur la façade de ce bâtiment d’une dizaine d’étages témoignaient samedi matin de la panique qui a saisi les occupants.

Au pied de l’immeuble, des dizaines de Nigérians ne cachaient pas leur colère. « Ce matin, on a vu que tout brûlait, on a vu des gens sauter », racontait Famous, 26 ans, montrant sur son téléphone le corps d’une des victimes.

« Les dealers nous terrifient. Ils ont des armes. Ils nous empêchent de dormir », s’énervait à ses côté Azeke Endurance, 30 ans.

« point de deal notoire »

« Il y a un point de deal (de drogue) notoire ici et il y a des tensions entre les habitants et les trafiquants », a expliqué la préfète de police, Frédérique Camilleri, présente sur les lieux dans la matinée.

Dans la cage d’escalier du bâtiment, les tarifs des stupéfiants sont inscrits sur les murs, a raconté Dominique Laurens, reconnaissant que la situation sur place est « extrêmement tendue ». Elle a lancé un double appel: au calme et à témoins.

La communauté nigériane est très remontée contre les trafiquants qu’elle accuse d’être à l’origine du drame. « C’est une rumeur, maintenant il faut l’objectiver par des témoignages », a insisté la procureure.

La ville de Marseille s’est occupée de mettre à l’abri femmes et enfants en priorité face à un drame qualifié de « terrible » par le maire Benoît Payan. Samedi soir, « 91 personnes dont 28 femmes et 27 enfants ont été conduites par les services municipaux dans deux gymnases pour une mise à l’abri d’urgence », a précisé la mairie qui a appelé l’Etat « à proposer un hébergement digne à toutes les personnes sinistrées ».

Logements sociaux squattés

« Les Flamants », résidence construite en 1972, est propriété de 13 Habitat, qui se présente comme le premier office HLM de la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur.

« La situation était très préoccupante » sur ce bâtiment qui devait être détruit et des moyens légaux avaient été engagés pour déloger les squatteurs, a indiqué le président d’Habitat 13, Lionel Royer-Perreault précisant que l’ensemble ne faisait l’objet d’aucun arrêté de péril.

Au moment de l’incendie, il restait au total 14 locataires légaux dans l’immeuble et un seul dans la partie incendiée.

« La situation invivable des squats connus dans les logements depuis de nombreux mois et années génère (…) une dangerosité et des risques importants pour les habitants et les occupants », a estimé Samia Ghali, adjointe du maire de Marseille pour l’Egalité des territoires.

Marseille avait été touchée par un drame de l’habitat insalubre en novembre 2018 lorsque deux immeubles situés dans un quartier populaire du centre s’étaient effondrés, faisant huit morts.

Quelque 100.000 personnes seraient victimes de mal-logement, selon un rapport de 2015, souvent dans des quartiers déshérités et touchés par des trafics, où une source policière s’inquiétait en outre il y a quelques mois d’une possible émergence de réseaux criminels nigérians.

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Rouen : Un homme abattu après avoir tenté d’incendier la synagogue

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Rouen : Un homme abattu après avoir tenté d'incendier la synagogue

Des policiers ont abattu un homme armé qui tentait d’incendier la synagogue de Rouen, causant d’importants dégâts. Une enquête est en cours pour déterminer les circonstances exactes de l’incident.

Des policiers ont abattu vendredi matin un homme armé d’un couteau et d’une barre de fer qui tentait d’incendier la synagogue de Rouen. L’attaque a causé « énormément de dégâts » dans le lieu de culte, selon Natacha Ben Haïm, présidente de la communauté juive locale.

Vers 6h45, les policiers sont intervenus suite à un signalement de dégagement de fumée près de la synagogue située rue des Bons-Enfants, dans le centre historique de Rouen. À leur arrivée, ils ont trouvé un individu debout sur le mur d’enceinte de la synagogue, brandissant un couteau de 25 centimètres et une barre de fer. L’homme a ensuite menacé les policiers, qui ont ouvert le feu, le tuant sur place.

Le procureur de Rouen, Frédéric Teillet, a confirmé que l’individu avait menacé les policiers avec un couteau avant d’être abattu. Deux enquêtes ont été ouvertes : l’une pour « incendie volontaire » visant un lieu de culte et « violences volontaires sur personnes dépositaires de l’autorité publique », et l’autre pour « violences volontaires avec armes ayant entraîné la mort sans intention de la donner », confiée à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN).

Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a félicité les policiers pour leur réactivité et leur courage. Il doit se rendre sur place vers 13h30. L’homme abattu a été identifié, mais son identité n’a pas été révélée.

Un riverain, Elias Morisse, qui habite en face de la synagogue construite en 1950, a témoigné avoir entendu des coups de feu aux alentours de 6h50. En ouvrant ses volets, il a vu de la fumée sortir de la synagogue et le corps de l’assaillant abattu.

Le maire de Rouen, Nicolas Mayer-Rossignol, a exprimé son choc face à cet incident. Malgré les dégâts considérables causés par le feu, les livres sacrés de la Torah ont été miraculeusement épargnés, a précisé Natacha Ben Haïm.

Le rabbin Chmouel Lubecki a déclaré que la communauté juive, composée de 150 à 200 familles, est profondément bouleversée par cet acte. Le Parquet national antiterroriste évalue actuellement s’il doit se saisir du dossier.

Le ministre de la Justice, Eric Dupond-Moretti, a dénoncé cette attaque comme une atteinte grave à l’ordre public et a souligné les conséquences potentielles des prises de position concernant le conflit israélo-palestinien en France. Yonathan Arfi, président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), a condamné cette tentative d’incendie comme une tentative d’intimider tous les Juifs de France, appelant à combattre l’antisémitisme pour défendre la République.

Gérald Darmanin avait déjà demandé aux préfets de renforcer la sécurité devant les lieux de culte juifs et les écoles confessionnelles suite à une attaque menée par l’Iran contre Israël. Les opérations militaires israéliennes en représailles à une attaque du Hamas ont également conduit à une augmentation des actes antisémites en France.

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Fourgon pénitentiaire attaqué : 3 agents tués, le détenu s’est évadé

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Fourgon pénitentiaire attaqué : 3 agents tués, le détenu s'est évadé

Trois agents pénitentiaires tués et un détenu évadé suite à une embuscade armée près d’Incarville dans l’Eure.

Une attaque d’une violence inouïe a eu lieu ce mardi matin au péage autoroutier d’Incarville, où un fourgon pénitentiaire a été ciblé par plusieurs hommes armés. L’incident tragique a résulté en la mort de trois agents pénitentiaires et la blessure de trois autres, plongeant la communauté et les services de sécurité dans un état de choc.

Vers 11h05, alors que le fourgon, en provenance du tribunal judiciaire de Rouen et en route vers une maison d’arrêt à Évreux, transportait un détenu, il a été intercepté par des assaillants équipés d’armes automatiques. Dans l’affrontement qui a suivi, trois agents ont été tragiquement tués sur le coup, et trois autres ont été blessés, tandis que le détenu a réussi à s’échapper avec les assaillants.

Le ministre de la Justice, Éric Dupond-Moretti, a rapidement réagi à cet acte de violence. Sur le réseau social X, il a exprimé ses condoléances aux familles des victimes et a annoncé son départ immédiat pour la cellule de crise du ministère de la Justice pour gérer la situation.

Les autorités ont lancé une opération d’envergure pour retrouver les fugitifs, et un appel à témoins a été émis pour recueillir toute information qui pourrait aider à capturer les responsables de cette attaque coordonnée.

Cet événement soulève des questions urgentes concernant la sécurité des transports pénitentiaires et la menace que représentent les groupes armés capables d’orchestrer de telles attaques. Les investigations sont en cours pour identifier les assaillants et comprendre les circonstances précises de cette évasion dramatique, tandis que la communauté pénitentiaire est en deuil et en état d’alerte maximale.

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Paris : deux policiers grièvement blessés par balle dans un commissariat du 13e arrondissement

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Paris : deux policiers grièvement blessés par balle dans un commissariat du 13e arrondissement

Un homme interpellé pour agression subtilise une arme et tire sur les agents, laissant un policier dans un état critique.

Un faits-divers dramatique a secoué le commissariat du 13e arrondissement de Paris jeudi soir lorsque deux policiers ont été grièvement blessés par balle. L’incident a eu lieu après l’arrestation d’un individu suspecté d’une agression violente au cutter sur une femme.

Selon les informations fournies par le Préfet de police de Paris, Laurent Nuñez, l’homme interpellé, manifestement excité, a réussi à subtiliser l’arme d’un policier pendant la fouille, malgré l’utilisation d’un taser par les agents pour le maîtriser.

Le suspect a ouvert le feu, touchant deux agents, avant d’être neutralisé par un tir de riposte des policiers. Les deux policiers blessés ont été immédiatement transportés à l’hôpital, tout comme l’agresseur, qui a été blessé au thorax.

Le pronostic vital de l’un des policiers reste engagé ce vendredi matin. En revanche, l’état de santé de la femme agressée au cutter n’est pas critique pour le moment.

Trois enquêtes ont été ouvertes pour faire la lumière sur cet incident : une pour tentative de meurtre sur la femme agressée, une autre pour tentative de meurtre sur des agents de la force publique, et une troisième confiée à l’IGPN pour évaluer l’usage de l’arme par les policiers, conformément aux procédures habituelles dans de telles situations.

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