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Paul Biya reconduit à la tête du Cameroun pour un huitième mandat

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Le président sortant, au pouvoir depuis plus de quatre décennies, a été déclaré vainqueur de l’élection présidentielle avec 53,66 % des voix, selon les résultats officiels proclamés par le Conseil constitutionnel.

Le scrutin du 12 octobre a confirmé la mainmise de Paul Biya sur la vie politique camerounaise. Le chef de l’État, âgé de 92 ans, conserve ainsi son statut de doyen des dirigeants en exercice dans le monde. Cette réélection intervient dans un contexte marqué par des tensions post-électorales et des contestations de la part de l’opposition.

Le principal challenger, Issa Tchiroma Bakary, a obtenu 35,19 % des suffrages selon les chiffres officiels. L’ancien ministre conteste ces résultats et affirme avoir remporté l’élection avec 54,8 % des voix selon ses propres décomptes. Il a appelé ses partisans à des marches pacifiques pour défendre ce qu’il considère comme sa victoire.

Des manifestations de soutien à l’opposant ont déjà entraîné des heurts à Douala, où quatre personnes ont perdu la vie lors d’interventions des forces de sécurité. Les autorités ont justifié ces interventions par la nécessité de maintenir l’ordre public.

Le taux de participation s’est établi à 46,31 %, dans un climat sécuritaire tendu. Les autorités ont restreint les déplacements et interdit les rassemblements dans les principales villes du pays en attendant l’annonce des résultats. À Yaoundé, la présence des forces de l’ordre a été renforcée aux carrefours stratégiques, avec un déploiement notable de véhicules blindés près des zones sensibles.

L’économie locale a ressenti les effets de cette période incertaine. De nombreux commerces et stations-service sont restés fermés dans la capitale, tandis que les transports en commun fonctionnaient au ralenti.

Cette élection s’inscrit dans la continuité d’un règne débuté en 1982, qui a vu Paul Biya consolider son emprise sur les institutions nationales. Le président devra maintenant gérer les revendications de l’opposition tout en faisant face aux défis persistants que représentent les tensions dans les régions anglophones et les difficultés économiques du pays.

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