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Paul Biya reconduit à la tête du Cameroun au terme d’un scrutin contesté

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Le président sortant remporte un nouveau mandat tandis que son principal rival dénonce des irrégularités et revendique la victoire.

Le chef de l’État camerounais Paul Biya, au pouvoir depuis plus de quatre décennies, a été proclamé vainqueur de l’élection présidentielle avec 53,66 % des suffrages. Ces résultats, rendus publics par le Conseil constitutionnel, confirment les pronostics des observateurs mais sont immédiatement rejetés par son adversaire Issa Tchiroma Bakary, qui qualifie le processus électoral de mascarade.

L’opposant, arrivé deuxième selon les chiffres officiels avec 35,19 % des voix, affirme avoir remporté le scrutin avec une large majorité estimée entre 65 et 70 %. Il dénonce un système verrouillé après quarante-trois années de pouvoir continu et évoque des incidents violents ayant entraîné plusieurs pertes humaines parmi ses sympathisants.

La période post-électorale a été marquée par des tensions palpables dans plusieurs villes du pays. À Garoua, fief de l’opposant, un rassemblement de partisans s’est constitué autour de sa résidence, tandis qu’à Douala, des manifestations de soutien ont dégénéré en affrontements avec les forces de l’ordre. Les autorités ont justifié l’usage de la force par la nécessité de préserver l’ordre public.

Des mesures sécurités exceptionnelles ont été déployées dans les principales agglomérations, avec des restrictions de circulation et l’interdiction des rassemblements. La capitale Yaoundé présentait un visage inhabituel, avec une activité commerciale réduite et une circulation fluidifiée par crainte de troubles.

Le taux de participation s’est établi à 46,31 %, reflétant une certaine réserve de l’électorat. Les autres candidats, dont Cabral Libii et Bello Bouba Maïgari, n’ont obtenu que des scores marginaux. Cette réélection intervient dans un contexte marqué par des défis persistants, notamment la crise dans les régions anglophones et une opposition politique historiquement réprimée.

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