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Ouverture de pourparlers interafghans à Doha en présence de Pompeo

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Le gouvernement afghan et les talibans entament samedi à Doha des négociations de paix historiques en présence du secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo, des discussions qui s’annoncent laborieuses en raison des profondes divergences entre les deux belligérants.

Ces pourparlers ont été retardés de six mois en raison de désaccords profonds sur un échange de prisonniers controversé entre rebelles et gouvernement. Ils interviennent au lendemain du 19e anniversaire des attentats du 11 septembre 2011, qui ont entraîné l’intervention internationale menée par les Etats-Unis ayant chassé les talibans du pouvoir en Afghanistan.

Les deux camps doivent trouver un moyen « de faire aller le pays de l’avant pour réduire les violences et accéder aux demandes des Afghans: un pays réconcilié avec un gouvernement qui reflète une nation qui n’est pas en guerre », a déclaré M. Pompeo, à la veille des pourparlers.

Le secrétaire d’Etat doit participer à l’ouverture des négociations et est attendu plus tard samedi à Chypre.

Le président américain Donald Trump, dont la réélection en novembre est incertaine, est lui déterminé à mettre fin coûte que coûte à la plus longue guerre de l’histoire des Etats-Unis.

Mais un règlement rapide du conflit semble peu probable et la durée des négociations n’est pas connue.

Objectifs inconciliables

Les talibans ont réitéré leur volonté d’instaurer un système dans lequel la loi serait dictée par un islam rigoriste et ne reconnaissent pas le gouvernement de Kaboul, qualifié de « marionnette » de Washington.

Le gouvernement du président Ashraf Ghani insiste de son côté pour maintenir la jeune République et sa Constitution, qui a consacré de nombreux droits, notamment pour les minorités religieuses et les femmes qui seraient les grandes perdantes d’un retour aux pratiques en vigueur sous le joug des talibans.

La question de l’échange de prisonniers (quelque 5.000 talibans contre un millier de membres des forces afghanes) prévu par un accord historique entre les talibans et les Etats-Unis conclu en février à Doha avait constitué un premier obstacle, retardant les négociations.

Après hésitation, les autorités afghanes ont fini par relâcher les 400 derniers insurgés et plusieurs pays, dont la France et l’Australie, avaient protesté contre leur libération.

L’émissaire des Etats-Unis pour l’Afghanistan, Zalmay Khalilzad, a justifié vendredi depuis Doha ces libérations, affirmant que c’était « une décision afghane difficile mais nécessaire (…) pour ouvrir les négociations ».

« Blanche comme neige »

Le conflit afghan a tué des dizaines de milliers de personnes, dont 2.400 soldats américains, poussé des millions d’autres à fuir, et coûté plus de mille milliards de dollars à Washington.

« Ma barbe était noire quand la guerre a commencé, elle est aujourd’hui blanche comme neige, nous sommes toujours en guerre (…) et je ne pense pas que cela changera bientôt », affirme Obaidullah, un habitant de Kaboul âgé de 50 ans.

« Je suis sceptique quant à ces négociations car les deux camps veulent appliquer leur agenda complet », ajoute ce fonctionnaire retraité.

Beaucoup d’Afghans craignent le retour au pouvoir – partiel ou total – des talibans, qui accueillaient le réseau jihadiste Al-Qaïda avant le 11 septembre 2001.

Les talibans sont toutefois en position de force depuis la signature de l’accord avec les Etats-Unis qui prévoit un retrait des troupes américaines et la tenue de ce dialogue interafghan.

Le Qatar s’est discrètement efforcé de mener une médiation, compliquée par la poursuite des violences en Afghanistan et la pandémie de Covid-19. Le négociateur en chef qatari, Mutlaq al-Qahtani, a toutefois mis en avant jeudi le « pouvoir de la diplomatie ».

En 2013, les talibans avaient installé un bureau politique à Doha sur invitation du Qatar. Puis, ces insurgés avaient hissé leur drapeau au-dessus du bureau, provoquant la colère de Kaboul.

Vendredi, deux drapeaux afghans ont été amenés à l’hôtel luxueux qui accueille les négociations tandis que des talibans enturbannés faisaient la queue avec journalistes et traiteurs pour effectuer un test de dépistage du coronavirus.

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Meta va laisser Donald Trump revenir sur Facebook et Instagram

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Meta va laisser Donald Trump revenir sur Facebook et Instagram

L’ancien président américain avait été banni du réseau social après l’assaut de ses partisans contre le Congrès, le 6 janvier 2021.

Le géant des réseaux sociaux Meta a annoncé mercredi qu’il allait, dans les prochaines semaines, « mettre fin à la suspension » des comptes de Donald Trump sur Facebook et Instagram, deux ans après l’exclusion de l’ancien président américain suite à l’assaut du Capitole.

« Le public doit pouvoir entendre ce que les personnalités politiques disent afin de pouvoir faire des choix éclairés », a justifié Nick Clegg, le responsable des affaires internationales de Meta, dans un communiqué. « Mais cela ne signifie pas qu’il n’y a pas de limites à ce que les gens peuvent dire sur notre plateforme. Quand il y a un risque de préjudice dans le monde réel – un risque élevé qui justifie une intervention de Meta dans le débat public – nous agissons », a-t-il précisé.

L’ex-chef d’État américain avait été exclu du réseau social le 7 janvier 2021, alors qu’il était encore au pouvoir, pour avoir encouragé ses partisans lors de l’attaque du Congrès à Washington la veille, une décision sans précédent, imitée à l’époque par la plupart des réseaux sociaux grand public, dont Twitter.

En juin 2021, Facebook avait décidé que l’exclusion durerait deux ans, et que le milliardaire républicain ne pourrait revenir que quand les « risques pour la sécurité du public » auraient « disparu ».

La suspension « devrait ne plus jamais arriver à un président en exercice ou à qui que ce soit qui ne mérite pas de sanctions ! », a réagi Donald Trump depuis son compte sur Truth Social, le réseau social qu’il a lancé l’an dernier.

La semaine dernière, l’ancien président avait officiellement demandé à pouvoir retourner sur Facebook. Son avocat avait adressé une lettre au fondateur et président de Meta, Mark Zuckerberg, l’appelant à ne pas « réduire un candidat à la présidentielle au silence ».

L’homme politique avait déjà été réadmis sur Twitter le 19 novembre 2022, quatre jours après avoir déclaré sa candidature à l’élection présidentielle de 2024. Il n’a toutefois pas encore publié de message sur ce compte, communiquant principalement via sa propre plateforme, Truth Social.

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Espagne : un sacristain mort et un prêtre blessé dans une attaque à la machette

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Espagne : un sacristain mort et un prêtre blessé dans une attaque à la machette

Un homme a été interpellé après avoir attaqué à l’arme blanche plusieurs personnes dans un église du sud de l’Espagne.

Un sacristain a été tué mardi 24 janvier et un prêtre grièvement blessé, dans une attaque à la machette dans deux églises d’Algésiras, dans le sud de l’Espagne, a indiqué une source policière à l’AFP, précisant qu’un homme avait été arrêté. Une enquête a été ouverte pour des faits présumés de terrorisme. Elle sera menée par un magistrat de l’Audience nationale, tribunal chargé notamment des affaires de terrorisme, a précisé le parquet, sans donner plus de précisions.

L’attaque à l’arme blanche s’est produite peu avant 20h dans l’église de San Isidro d’Algésiras, a indiqué le ministère de l’Intérieur. Une personne a été tuée à l’extérieur de l’église et une blessée dans l’église, a ajouté le ministère.

Selon un prêtre d’Algésiras, cité par El Pais, «l’agresseur s’est d’abord rendu à la paroisse de San Isidro, où il a attaqué le sacristain». «Quelques instants plus tard, il est allé à l’église de la Plaza de la Palma, où il a rencontré le prêtre dans la rue, l’a attaqué et l’a laissé pour mort. Ensuite, il a semblé aller à l’église de la Virgen de Europa, mais je ne sais pas s’il y est arrivé. Toutes les églises sont situées au centre de la ville», raconte le religieux. Plusieurs sources policières soulignent qu’il y a eu des assauts dans «au moins deux églises». Les mêmes sources confirment que l’agresseur était sans papiers, «sans doute d’origine marocaine».

Peu après l’attaque, le président de la communauté d’Andalousie Juan Manuel Moreno a réagi. «Horrible et déchirant. Un sacristain a été assassiné et au moins un autre prêtre a été blessé dans un attentat qui a eu lieu à Algésiras. Prudence, les faits sont en cours d’investigation. Je condamne fermement le crime. L’intolérance n’aura jamais sa place dans notre société», a-t-il écrit sur Twitter.

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Guerre en Ukraine : Kiev admet avoir cédé Soledar à la Russie

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Guerre en Ukraine : Kiev admet avoir cédé Soledar à la Russie

L’armée ukrainienne a admis mercredi avoir cédé aux Russes la ville de Soledar (ici en juin 2022), deux semaines après l’annonce de sa prise par Moscou.

« Après des mois de combats difficiles […], les forces armées ukrainiennes l’ont quittée » pour « se replier sur des positions préparées », a indiqué à l’AFP le porte-parole militaire de la zone est Serguiï Tcherevaty, refusant cependant de préciser quand cette retraite a eu lieu.

À la mi-janvier, la petite ville était au centre d’une bataille acharnée et Moscou en avait revendiqué la prise. Le gouverneur de la région de Donetsk, Pavlo Kyrylenko, avait toutefois démentié, assurant que Soledar était « sous le contrôle des autorités ukrainienne ».

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