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Olivier Bouygues et quatre autres individus devant la justice pour destruction d’espèces protégées

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L’affaire concerne un domaine de chasse en Sologne où des oiseaux protégés auraient été systématiquement éliminés, selon les enquêteurs.

Cinq personnes, dont l’homme d’affaires Olivier Bouygues, ont été renvoyées devant le tribunal correctionnel d’Orléans pour une audience prévue en mars 2026. Les faits remontent à une enquête ouverte après des soupçons de destruction d’espèces aviaires protégées sur un domaine de chasse situé à La Ferté-Saint-Aubin, dans le Loiret.

Mercredi dernier, quatre des mis en cause, parmi lesquels le propriétaire et le régisseur du domaine, ont été placés en garde à vue, tandis qu’une cinquième personne a été entendue librement. Tous ont été relâchés à l’issue de leur audition mais devront répondre de leurs actes devant la justice. Les peines encourues peuvent atteindre sept ans d’emprisonnement et 750 000 euros d’amende.

L’enquête, menée conjointement par les services de police et l’Office français de la biodiversité (OFB), a révélé des pratiques organisées depuis plusieurs années. Lors des perquisitions, les enquêteurs ont découvert un charnier contenant des carcasses d’oiseaux protégés, dont des faucons crécerelles, des grandes aigrettes et des buses variables. Du matériel prohibé, comme des pièges à mâchoires et des armes, ainsi que des documents listant les espèces ciblées, ont également été saisis.

Les associations de défense de l’environnement, dont la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), ont annoncé leur intention de se porter parties civiles. Allain Bougrain Dubourg, président de la LPO, a dénoncé des agissements motivés par le profit et particulièrement dommageables pour la biodiversité.

Les personnes mises en cause contestent tout ou partie des accusations. Toutefois, les éléments recueillis suggèrent l’existence d’un système de primes liées à l’élimination d’animaux, y compris des espèces protégées. L’entourage d’Olivier Bouygues a refusé de commenter, invoquant le respect de la procédure en cours.

Cette affaire relance le débat sur l’efficacité des contrôles dans la lutte contre le braconnage. Antoine Gatet, président de France Nature Environnement, souligne que de nombreux dossiers similaires n’aboutissent pas, faute de moyens. Ici, la gravité des faits a conduit à une saisine judiciaire, ce qui pourrait constituer un précédent.

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