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Nouvelle escalade militaire au Liban-Sud après des frappes israéliennes

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Le président libanais dénonce une agression contre la souveraineté nationale tandis que Tsahal affirme avoir ciblé des infrastructures du Hezbollah.

Le chef de l’État libanais a vivement condamné les opérations aériennes menées jeudi par l’armée israélienne dans le sud du pays. Ces frappes, présentées par Israël comme visant des positions du Hezbollah, ont touché plusieurs localités frontalières, provoquant des dégâts matériels et faisant au moins un blessé selon les autorités sanitaires libanaises. Le président Joseph Aoun a estimé que ces actions contredisaient les avancées diplomatiques proposées par Beyrouth et constituaient une atteinte à l’intégrité territoriale du Liban.

L’armée libanaise a pour sa part interprété ces raids comme une tentative délibérée d’entraver son déploiement dans la zone, tel que prévu par l’accord de cessez-le-feu en vigueur depuis près d’un an. Le Hezbollah, par le biais d’une lettre ouverte diffusée jeudi, a réaffirmé son attachement au cessez-le-feu tout en revendiquant son « droit légitime » à se défendre face à ce qu’il qualifie d’agressions israéliennes répétées. Le mouvement chiite a également exclu toute négociation politique directe avec l’État hébreu.

Une source officielle a confirmé l’absence de réponse israélienne aux récentes propositions de discussions avancées par le Liban. De son côté, le gouvernement israélien justifie ces frappes par la nécessité de contrer ce qu’il présente comme une tentative de réarmement du Hezbollah. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a récemment accusé le mouvement de profiter de la trêve pour renforcer ses capacités militaires.

La Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) a exprimé son inquiétude quant aux conséquences de cette nouvelle escalade, soulignant qu’elle compromet les efforts en cours pour une résolution politique du conflit. L’ONU a une nouvelle fois appelé toutes les parties au respect strict de la cessation des hostilités et à la protection des civils. Les deux pays restent techniquement en état de guerre, et leurs échanges passent exclusivement par le mécanisme de supervision du cessez-le-feu, sous l’égide des Nations unies.

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