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Faits Divers

Neuf cent neuf jours dans l’enfer carcéral malaisien

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Un Français, ancien cadre, livre un témoignage saisissant sur son incarcération pour des faits qu’il a toujours niés, décrivant des conditions de détention inhumaines et des sévices subis en prison.

Libéré après un acquittement par la justice malaisienne, un ressortissant français de trente-quatre ans a rompu le silence sur sa détention prolongée en Asie du Sud-Est. L’homme, anciennement employé d’un grand groupe industriel, avait été interpellé alors qu’il projetait de monter un établissement de restauration. Il a toujours contesté avec force les accusations de trafic de substances illicites qui pesaient contre lui, des charges exposant à des peines extrêmement sévères localement.

Dans un récit diffusé récemment, il a décrit une expérience carcérale qu’il qualifie d’éprouvante à tous égards. Il affirme avoir été victime de violences physiques et psychologiques, évoquant également des agressions à caractère sexuel de la part de certains gardiens. Son quotidien se déroulait dans un espace surpeuplé, partagé avec plusieurs dizaines de codétenus dans un espace exigu, sans la moindre ventilation malgré des températures étouffantes.

L’univers de la cellule, éclairé en permanence, offrait à peine de quoi se reposer, avec pour seul couchage une simple natte en mauvais état. La nourriture, monotone et de piètre qualité, aurait selon ses dires altéré sa santé, provoquant des carences et des troubles médicaux. L’oisiveté et la promiscuité rendaient l’incarcération d’autant plus difficile à supporter, dans un contexte où les perspectives judiciaires restaient longtemps incertaines. Son retour sur le sol français marque la fin d’un chapitre judiciaire mais ouvre celui du récit d’une épreuve personnelle profonde.

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