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Mayotte sous la menace des flammes, entre brûlis illégaux et séquelles du cyclone

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L’île française affronte une recrudescence d’incendies, alimentés par des pratiques agricoles interdites et une végétation fragilisée par les intempéries.

Sur les bas-côtés de la route nationale 2, à Ironi Bé, une épaisse fumée obscurcit l’horizon. En contrebas, des flammes progressent inexorablement, attisées par les alizés sur une terre déjà mise à rude épreuve. Les pompiers, équipés de lances à eau, tentent de contenir le sinistre, mais la tâche s’avère ardue.

Ces dernières semaines, plusieurs foyers ont embrasé des dizaines d’hectares à Combani, Ouangani et Ironi Bé. Les soldats du feu pointent du doigt les cultures sur brûlis, une méthode ancestrale mais illégale, largement répandue parmi les agriculteurs locaux. Cette technique, qui consiste à brûler les parcelles pour les fertiliser, devient incontrôlable en période de sécheresse.

Le cyclone Chido, qui a frappé l’île en décembre dernier, a aggravé la situation. Les arbres déracinés et la végétation asséchée offrent un combustible idéal pour les incendies. Les reliefs accidentés et les difficultés d’accès aux zones forestières compliquent encore l’intervention des secours.

Face à cette crise, les autorités locales multiplient les mises en garde. Des voix s’élèvent pour réclamer des sanctions contre les contrevenants et un renforcement des moyens de surveillance, notamment par drone. Les défenseurs de l’environnement alertent sur l’appauvrissement des sols et la dégradation irréversible des paysages.

Dans un contexte de pression démographique et de pénuries d’eau récurrentes, Mayotte se trouve confrontée à un défi de taille. La lutte contre les incendies nécessite une prise de conscience collective et des mesures structurelles pour préserver un écosystème déjà vulnérable.

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