Monde
Massacre de civils au Darfour, les forces paramilitaires accusées
Des accusations gravissimes pèsent sur les groupes armés opérant dans l’ouest du Soudan, où des centaines de victimes civiles auraient été recensées après la chute d’une ville stratégique.
Les troupes alignées avec l’armée régulière affirment que les Forces de soutien rapide ont perpétré l’élimination de plus de deux mille personnes sans défense ces derniers jours dans la région d’el-Facher. Ces allégations interviennent alors que plusieurs sources indépendantes font état de violences extrêmes contre les populations locales. Pendant de longs mois, cette cité considérée comme la capitale du Darfour-Nord constituait un point de friction majeur dans l’affrontement qui oppose depuis plus d’un an l’armée nationale à ces unités paramilitaires.
Un communiqué publié sur les réseaux sociaux par la coalition des forces pro-gouvernementales précise que les exactions viseraient en particulier des femmes, des enfants et des personnes âgées. Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme a pour sa part exprimé de vives inquiétudes quant à la possibilité de crimes fondés sur des critères ethniques, rappelant les antécédents des milices dont sont issues les FSR. Des informations faisant état d’exécutions sommaires auraient été transmises à son bureau.
Un laboratoire de recherche affilié à l’université Yale a produit une analyse détaillée s’appuyant sur des images satellitaires et des contenus en libre accès. Ce document évoque des mises à mort collectives et méthodiques qui s’apparenteraient à une épuration ethnique dirigée contre les communautés non arabes historiquement implantées dans le secteur. Les chercheurs affirment avoir identifié près des positions des combattants des formes correspondant à des silhouettes humaines, accompagnées de traces suspectes au sol.
Ces observations semblent coïncider avec les nombreuses vidéos montrant des civils abattus alors qu’ils tentaient de fuir, diffusées abondamment depuis le début de la semaine. Les images orbitales confirment par ailleurs d’importants déplacements de populations fuyant vers le sud et le camp de Zamzam, partiellement converti en base militaire. Les experts estiment que les actes documentés relèvent de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, appelant la communauté internationale à exercer des pressions sur les soutiens des groupes armés.
La complexité du conflit s’accroît en raison des appuis étrangers dont bénéficient les différentes factions, dans un pays riche en ressources minières et situé sur un axe géostratégique crucial. Les Émirats arabes unis sont régulièrement pointés du doigt pour leur assistance militaire aux paramilitaires, tandis que l’armée soudanaise recevrait le concours de plusieurs puissances régionales. Tous les gouvernements concernés nient toute implication directe.
Le commandement des forces gouvernementales a reconnu le repli de ses troupes d’el-Facher, tout en promettant de poursuivre la lutte. Cette retraite tactique aurait selon lui pour objectif d’épargner aux habitants et à la ville des destructions massives. Plus de vingt-six mille personnes ont déjà fui les zones de combat, aggravant une crise humanitaire décrite par les Nations unies comme la plus grave actuellement dans le monde.
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