Nous rejoindre sur les réseaux

Faits Divers

Marseille sous tension après un deuxième meurtre familial dans la sphère écologiste

Article

le

La cité phocéenne est confrontée à une escalade inquiétante des violences après l’assassinat du frère d’un militant engagé contre les trafics de stupéfiants, un drame qui interroge les méthodes employées par les réseaux criminels.

Le meurtre d’un jeune homme de vingt ans, frère cadet du militant écologiste Amine Kessaci, a provoqué une vive émotion dans la communauté marseillaise. L’individu a été abattu jeudi après-midi à proximité d’une salle de spectacle, alors qu’il circulait à motorcyclette. Les investigations, confiées aux services spécialisés, tentent actuellement d’établir les circonstances précises de cette exécution.

Les autorités judiciaires n’excluent pas l’éventualité d’un meurtre à caractère intimidatoire, visant indirectement le militant connu pour son combat contre le narcotrafic. Ce dernier bénéficiait d’une protection policière renforcée depuis plusieurs semaines en raison de menaces persistantes. Le parquet de Marseille souligne que la victime, sans antécédent judiciaire, apparaît comme totalement étrangère aux milieux délinquants.

Ce drame survient cinq ans après la disparition tragique d’un autre frère de la famille, dont le corps avait été découvert calciné dans un véhicule. Le procureur de la République a évoqué devant les médias la possibilité d’une évolution préoccupante des modes opératoires criminels, évoquant des périodes sombres du passé national. Pour le maire de Marseille, une telle hypothèse, si elle venait à être confirmée, marquerait un tournant significatif dans la nature des violences liées au trafic de drogue.

L’onde de choc traverse les quartiers populaires, où l’émotion le dispute à la crainte. Les habitants de Frais Vallon, secteur d’origine de la famille, manifestent une réticence palpable à s’exprimer publiquement. Une habitante confie anonymement sa consternation, décrivant les jeunes gens comme « des gamins gentils » connus de tous.

Plusieurs observateurs spécialisés pointent un glissement inquiétant dans le choix des cibles. Alors que les victimes étaient traditionnellement liées aux trafics, désormais des personnes extérieures à ces milieux semblent prises pour cible. Une avocate engagée dans le soutien aux familles de victimes dénonce une stratégie d’intimidation familiale destinée à réduire au silence toute voix critique.

Dans ce climat tendu, une cagnotte solidaire a été ouverte pour soutenir la famille endeuillée. Les réactions politiques se multiplient, du ministère de l’Intérieur aux élus locaux, tous soulignant le caractère prioritaire de cette affaire. Le monde associatif marseillais s’interroge sur les conséquences de cet acte pour la liberté d’expression dans les quartiers, beaucoup redoutant un effet dissuasif sur les témoignages à venir.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus