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Politique

Marine Tondelier somme Macron de désigner un Premier ministre issu de la gauche

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La cheffe des écologistes français estime inévitable la chute du gouvernement et enjoint le chef de l’État à respecter le verdict des urnes en confiant la direction de l’exécutif aux forces politiques issues des élections législatives.

La secrétaire nationale des écologistes a lancé un appel pressant au président de la République pour qu’il nomme un chef de gouvernement appartenant à la gauche, considérant la démission de l’actuelle équipe comme inéluctable. Elle affirme que cette décision relève moins d’une requête que du strict respect des résultats électoraux obtenus lors des dernières législatives.

Dans un contexte marqué par de multiples incertitudes institutionnelles, économiques et sociales, Marine Tondelier dénonce l’irresponsabilité des autorités en place. Elle souligne la nécessité pour les écologistes et l’ensemble de la gauche de faire preuve de solidité et de crédibilité dans cette période cruciale. Selon elle, l’échec des tentatives successives avec un Premier ministre de droite puis issu de la mouvance présidentielle milite en faveur d’une nouvelle approche.

La dirigeante écologiste appelle à une coordination urgente entre les formations de gauche afin de préparer l’après-vote de confiance du 8 septembre. Elle indique que son mouvement planche actuellement sur un projet de sortie de crise qui sera rendu public avant cette échéance. Sans vouloir avancer de noms précis, elle estime que la désignation d’une personnalité est secondaire par rapport à la volonté politique du chef de l’État.

Interrogée sur une éventuelle dissolution, Marine Tondelier assure que son camp ne redoute pas cette perspective tout en jugeant que cela ne résoudrait pas la crise actuelle. Elle réaffirme la disponibilité des écologistes à reconstituer une alliance avec le Nouveau Front populaire en cas de nouvelles élections législatives. Concernant la motion de destitution évoquée par certains partenaires, elle considère que cette question ne se posera qu’après la chute du gouvernement et la désignation d’un nouveau Premier ministre.

En réponse aux déclarations du chef du gouvernement qui donnait treize jours à l’opposition pour choisir entre le chaos et la responsabilité, la responsable écologiste dénonce une inversion des rôles. Elle estime que c’est à l’exécutif minoritaire de faire preuve de compromis plutôt que de tenter de rejeter la responsabilité de l’impasse sur les forces politiques qui représentent la majorité parlementaire issue des urnes.

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