Monde
Mali : la junte militaire enterre le pluralisme politique avec l’abrogation de la charte des partis
Le pouvoir en place supprime le cadre légal régissant les formations politiques, suscitant de vives inquiétudes quant à l’avenir de la démocratie dans le pays.
Le régime militaire malien a franchi une nouvelle étape dans le durcissement de son contrôle politique en abrogeant définitivement la charte encadrant les partis. Ce texte, en vigueur depuis 2005, définissait les règles de création, de financement et de fonctionnement des formations politiques. Un décret officiel publié mardi par le général Assimi Goïta, chef de la junte, entérine cette suppression sans équivoque.
Cette décision intervient après l’adoption du projet de loi par le Conseil national de transition, une instance législative mise en place par les putschistes. Elle fait suite à une concertation nationale controversée, boycottée par l’opposition, qui préconisait notamment la dissolution des partis et la prolongation du mandat du général Goïta sans élection. Pour les observateurs, cette manœuvre vise à asphyxier toute forme de contestation organisée, dans un contexte où les libertés publiques ne cessent de se réduire.
L’ancien ministre de la Justice Mamadou Ismaïla Konaté a dénoncé une « mise au pas » du pays, qualifiant cette mesure d' »acte de décès du pluralisme ». Les partis, déjà frappés par une suspension de leurs activités la semaine dernière pour des motifs de « sécurité publique », redoutent désormais une interdiction pure et simple. Une coalition regroupant une centaine de formations a appelé à un retour à l’ordre constitutionnel avant fin 2025, tout en rejetant fermement les récentes décisions de la junte.
Signe d’une résistance timide, cette alliance a réussi à organiser une manifestation début mai à Bamako, une première depuis le coup d’État. Pourtant, le pouvoir semble déterminé à verrouiller l’espace politique, comme en témoignent les multiples pressions judiciaires et dissolutions visant l’opposition ces derniers mois.
Cette dérive autoritaire s’inscrit dans une tendance régionale, le Mali rejoignant le Niger et le Burkina Faso, également dirigés par des juntes militaires. Sous couvert de lutte antiterroriste, ces régimes sont régulièrement accusés par les ONG de réprimer toute voix discordante, au mépris des droits fondamentaux.
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